Hello Hello !!!
Après nos froides et pluvieuses
péripéties citadines, nous atterrissons au beau milieu du continent
à Alice Springs (état du
Territoire du Nord), la ville des cow-boys par excellence en
Australie. On s'attendait à du chaud, ben pas trop... Mais on est en
Australie ou quoi ??
En parlant de territoire du Nord,
l'Australie est orgnisée en états plus ou moins unis, comme où
donc déjà ?
La ville est assez étendue et on y
voit plein de petites maisons sans étages, des zones désertiques en
plein milieu de la ville et des perroquets partout. Elle est si
étendue, qu'on dirait qu'elle est, par moment, une ville fantôme,
car on rencontre peu, voire aucune personne pendant un petit moment.
Nous logions dans un hostel qui jouait
à fond le côté far west australien, dans son allure et son
ambiance. La cuisine, les salles de bains, les dortoirs assez sympas
et des caravanes entouraient
un espace commun en plein air avec
tables, chaises, balançoire et même piscine. Franchement super cool
et chaleureux pour rencontrer des voyageurs.
Nous avions prévu de rester 4 jours à
Alice Springs et sa région. Nous souhaitions louer un van pour être
autonômes et voyager au grès de nos envies. Nous nous sommes vite
aperçus qu'une telle aventure coûtait assez chère et nécessitait
de nombreuses heures de conduite. Nous avons donc décidé de partir
avec un tour opérateur. Un peu inquiets car franchement pas fans des
tours organisés, nous sommes partis à 18 jeunes de toutes origines
(Française, Allemande, Néo-Zélandaise, Australienne, Koréenne,
Taïwanaise & Chinoise) , avec un guide assez cool: Davy,
néo-zélandais d'origine et 50 trips de ce genre à son palmarès.
En piste pour les routes de l'Outback
australien découvrir une région des plus étonnantes !!
Premier constat, mais c'est tout rouge
partout par ici !!! Des arbres tous secs, du sable, des buissons
bref le paradis des serpents et autres bestioles exotiques.
Il nous faut débuter ce récit par un
peu d'histoire de notre belle planète. L'Australie est un continent
immense, vraiment immense (pas de comparaison en stock sorry!!).
Vient maintenant THE question qui tue :
mais il vient d'où ce gros bout là ?? Eh bien en regardant un peu
les bordures des autres terres, on commence à reconstituer les
pièces de ce grand puzzle... Ahah on hésite hein, alooooors ???
Eh bien oui il s'est bien décroché d'un autre continent et non ce
n'est pas l'Asie ni l'Inde mais bien l'Afrique !!! Et
franchement ça se voit sur place... Il se trouve qu'il y a quelques
années, la Nouvelle Zélande s'est détachée en premier du gros
continent de l'époque. Quelques années plus tard ce fût au tour de
l'Australie. Et ces deux plus ou moins gros bouts ont progressivement
dérivé pour se retrouver à l'autre bout de la planète. La
Nouvelle-Zélande s'est détachée il y a tellement longtemps que la
mutation génétique donnant le serpent n'avait pas encore eu lieu en
Afrique. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas de serpent en
NZ !! Ce qui n'est pas le cas en Australie... L'Australie
possède ses paysages uniques de part ses activités sismique et
volcanique inexistantes car éteintes depuis bien longtemps. Le
continent est en quelque sorte « mort » et constitué de
matériaux softs. Le vent et les fortes pluies l'ont donc « nettoyé »
et érodé pour aboutir à des paysages désertiques et sablonneux.
L'Australie avait apparrement de très grandes montages par le passé.
Le continent a
ainsi vécu en autharcie pendant des millions d'années, et a donc
développé ses propres faune et flore qui font sa richesse. Et c'est
également pour préserver cette richesse, et réduire les risques
d'épidémies ou d'intégration de nouvelles espèces pouvant
bouleverser cet écosystème, que de nombreux produits sont interdits
à l'importation sur le sol australien : graines, nourriture
suspecte, fruits, etc. Et cela fonctionne également entre certains
états australiens (tiens des Etats, comme aux Etats Unis dis donc
:-) ).
Toute cette culture va nous permettre
de mieux comprendre les différents paysages que nous avons pu
traverser.
Et nous avons commencé notre périple
par un réveil à 5h15 pour un départ à 6h du mat'... pour une
longue route dans le désert australien. La route s'enfonce dans un
mélange de désert rouge et de garrigue dont les quelques arbres
subsistants sont brûlés par les incendies ou le soleil. Nous avons
eu de la « chance » de nous y rendre à cette période de
l'année, même s'il fait un peu frais, car arrivé à l'été, la
température peut atteindre les 40 voire 50°C !
Nous avons fait notre première escale
au milieu de l'Uluru National Park qui
abrite la fameuse et illustre première page du Lonely
Planet : Le Red Rock !!!!! Ce
gros rocher rouge
aux multiples expressions est sacré pour les Aborigènes, et on ne
voit en fait qu'une toute petite partie de l'iceberg. Il culmine en
effet à environ 1500 mètre du sol, pour plus de 6km en dessous. Il
est par ailleurs, par respect pour ce peuple, fortement déconseillé
(voire bientôt interdit) d'y monter. La balade autour du rocher
était sympatique, mais sans plus. Nous avons ensuite pris l'apéro,
depuis un point de vue nuageux, pour admirer le coucher de soleil sur
le Red Rock... nuageux donc sans grand intérêt.
Direction ensuite notre camp de base
pour le dîner et la nuit. On s'était arrêté pendant la journée
pour collecter plein de bois pour le feu. Quel bonheur !
Rassemblés tous autour, dégustant un excellent repas !! On s'y
est tous mis à éplucher les légumes, préparer la viande le tout
cuit sur un graaaaand barbecue. Au top !!
Et ensuit au dodo à la belle
étoile !!! On s'est tous glissé dans notre swag (duvet
hyperchaud incorporé dans une sorte d'étui imperméable avec
matelas, une espèce de tente individuelle toute plate quoi) histoire
de pas mourir de froid. On peut soit garder la tête à l'air libre
soit rabattre un pan du swag pour être complêtement recouvert.
C'est marrant mais faut pas être claustro... En tout cas c'est bien
pratique et hyperchaud !! Cette nuit à la belle étoile a été
gâchée par les nombreux nuages au rendez-vous... Dommage next
time !
Le lendemain, on remet ça. Lever à
5h20, pour rejoindre un chouette spot et admirer le lever du soleil
sur le Red Rock. Et cette fois ce fût la pluie qui nous a tenue
compagnie. Résultat, le soleil s'est bien levé rassurez vous, mais
les nuages nous ont gâché le plaisir. Génial. On aura donc
finalement pas vu les fabuleuses teintes émanant du rocher au
lever/coucher du soleil, ce qui est soit dit en passant l'attrait
principal du caillou.
Nous avons alors repris la route pour
le Kata Tjuta. Plus
communément appelés les Monts Olga, ils ressemblent étrangement au
Red Rock, mais en plus impressionnant. Un trek de 3 heures nous a
permis de découvrir un endroit primaire où le vent et l'eau ont
façonné les montagnes de grès s'élevant majestueusement sous nos
yeux. C'est ici que nous avons vu notre premier wallabie, bien fondu
dans le paysage. Mais oui oui oui oui vous avez bien lu !!!! Le
voilà c'est bien lui Youhouuuu !!! On commençait à désespérer
:-) Bon c'est pas encore un kangourou mais c'est un bon début. C'est
vraiment marrant de voir ces bestioles sautiller au milieu des
cailloux avec une grande agilité. La balade était en tout cas
vraiment chouette et beaucoup plus nature que la veille. Et ils
faisait beau, au top !!
Nous avons ensuite mis le cap sur notre
prochain camp de base où nous avons fait un énorme feu et préparé
un repas de malade. Au menu : gratin de papates
douces/fromage/crème, saucisse, steak et kangourou !!!!! A
défaut d'en avoir vu on en aura déjà mangé !!! Rien
d'exceptionnel en tout cas. On a enchaîné avec quelques amis par
une petite balade digestive nocturne en haut de la colline d'à côté
pour voir une petite marre où les animaux viennent s'abreuver (pas
âme qui vive à notre passage) au milieu d'une immense plaine
baignée de la lumière de la lune. Splendide. Et que dire de ce ciel
dégagé somptueux avec toutes ces étoiles et la splendide Milky
Way !! Et oui vous l'aurez deviné, la voie lactée :-)
Nous avons terminé la soirée à
discuter autour du feu en mangeant des marshmallows fondus sous la
flamme... et on s'est finalement endormi emmitouflés dans nos swags
sous un superbe ciel étoilé au son des hurlements lointain des
dingos (chiens sauvages). C'était vraiment une super chouette
soirée !!
Le lendemain, on commence à s'y faire,
nouveau réveil à 5h20... Direction le Kings Canyon pour une
randonnée de 3-4 heures. Le paysage est époustouflant avec ses
rivières, ses gorges profondes et ses plateaux immenses à la merci
des vents. On en a pris plein les yeux en avançant le long de
corniches étroites, tout en titubant au bord des précipices avant
de grimper des falaises abruptes. C'était génial !!! Sans
conteste le point d'orgue de ce séjour !!! On se serait cru sur
le toit du monde, et on se rend réellement compte que l'Homme n'est
rien et si vulnérable dans l'immensité de notre planète.
Nous sommes vite fait repassé par le
camp déguster un dernier déjeuner avant de prendre le chemin du
retour. Et dernière découverte ce sera steak de chameau pour tout
le monde. Ils sont fous ces Australiens. Et ça le goût du bœuf.
Une bonne découverte tout de même.
Sur le chemin du retour, nous nous
sommes arrêtés dans un orphelinat pour kangourous. Mais ouiiiiii ça
y est on en a vu !!!!! Mais en captivité... Beaucoup de
kangourous se font en effet renverser la nuit par des véhicules. Si
on percute un kangourou, c'est une « unwritten law » en
Australie que d'aller vérifier si un bébé n'est pas dissimulé
dans la poche ventrale. Les bébés sont alors récupérés et
recueillis dans ce centre avant d'être remis par la suite en
liberté. La réserve accueille également de drôles d'animaux qu'on
s'attend à voir au milieu du désert, mais pas en Australie :
des dromadaires !!!! Quelle tronche comique ils ont ceux là !!!
Ces bestioles ont été amenées
d'Afrique du Sud, il y a de nombreuses années, pour transporter les
marchandises sur les pistes du désert australien. Il y en a
maintenant beaucoup en liberté dans l'outback australien ce qui a
engendré un bouleversement de l'écosystème.
Bref cette dernière petite visite fût
assez agréable avant notre retour à Alice Springs après ce super
séjour !!!
Contents de cette riche aventure, nous
attendons avec impatience la suite de notre voyage. Mais avant ça,
laissons la place au repas d'adieu du groupe, organisé par le tour
opérateur. Nous avons passé une excellente soirée qui s'est
terminée dans un pub très sympa, à chanter et à danser !!!
Nous formions tout de même un bon
groupe !! :) Spéciale dédicace à Yuri (from South Korea) et
Daniel 1, Daniel 2 & Yannick (from Germany) nos acolytes, ainsi
qu'à Mike (from New-Zeland) le patriarche.
Allez vivement qu'on remonte vers le
nord pour trouver un peu de chaleur (c'est pas en France qu'on dirait
ça :-D )
Et de la chaleur on peut dire qu'on en aura trouvée !!!
Mais quelle horreur !!! Darwin !
Cette ville ne fait pas honneur au nom qu'elle porte. Elle n'a aucun
intérêt, sauf si vous êtes du genre à aimer le m'as-tu-vu et la
culture du paraître. Nous étouffons, au sens propre comme au sens
figuré. Passer la nuit dans un backparcker, usine à touristes,
n'arrange rien : nous n'avons jamais rencontré une telle
structure par le passé. Les dortoirs se succèdent les uns aux
autres, l'intimité n'existe pas, le bruit est incessant et la
cuisine une vraie ménagerie et porcherie ! Mais où sommes-nous
tombés ???? Ah oui les bourrés autour de la piscine font
légion aussi... On dirait que tous les Australiens de Kuta Bali
viennent de Darwin...
Heureusement, nous débutons notre road
trip dès le lendemain !!Nous récupérons dar-dar notre
campervan, un shubby (mini van), non pas hippie mais aux couleurs
mexicaines – notre « Dirty Sanchez » - , avec sa mini
cuisine à l'arrière donnant sur l'extérieur. Et ce sera glacière
pendant une semaine. On se rendra vite compte qu'ils vendent la glace
par paquet de 4 à 5kg, soit assez gros pour notre petite glacière
où il faudrait retirer la bouffe pour mettre la glace... Ce sera
donc glacière sans glace pendant une semaine ! Au centre, nous
avions aménagé notre lit, et le devant était réservé à la
conduite, à gauche, bien sûr. Nous avons eu un peu de mal à nous
faire à notre premier van, mais avons finalement pris nos marques,
et l'avons beaucoup aimé.
Nous avions tout à disposition dans le
van, sauf les chaises de camping. Excessif à la location, nous avons
donc décider d'en acheter.
Notre road trip a donc commencé ainsi
:
Un jeune de l'agence de location nous
avait indiqué le chemin pour nous rendre au Kakadu National Park où
nous devions passer notre première nuit. Sur la route nous achetons
nos chaises - enfin nos tabourets pliables - après nous être perdu
tellement les indications routières sont peu claires. On se rendra
compte bien après qu'on aurait pu avoir de belles chaises
confortables pour moins cher... Nous continuons notre chemin, tout
droit. En Territoire du Nord, excepté en ville, il n'y a quasiment
que des lignes droites. Ca rappelle un temps soit peu les States
profonds, le chemin le plus court étant tout droit :-) Mais nous
sommes tout de même parvenus à nous perdre une nouvelle fois !!
Ok, nous ne sommes pas bons, mais pour notre défense, il y a le
petit temps d'adaptation obligatoire !
Après une bonne heure/heure et demie
de conduite, nous nous apercevons que nous ne nous dirigeons pas dans
la bonne direction. Mince !!! Il nous était interdit, question
d'assurance, de rouler la nuit, car trop dangereux en raison des
animaux pouvant traverser sans crier gare. Loin de trouver un camping
et sans provision, perdus sur les interminables routes de l'outback,
nous commençions à ne pas être à l'aise.
Nous rencontrons alors un vieux
monsieur, faisant son barbecue, au milieu de nulle part. Nous
souhaitions lui montrer notre carte routière pour qu'il puisse nous
indiquer où nous nous trouvions, mais il nous expliqua qu'elle ne
lui servirait à rien. Il nous indique donc la route à suivre, ainsi
qu'un supermarché pour faire nos achats. Une fois les courses
faites, nous parvenons à rejoindre la bonne route. Nous n'étions
finalement pas si loin que ça...
Nous continuons notre chemin, mais ne
parviendrons pas au parc national avant que la nuit tombe. Nous nous
arrêtons donc dans un petit camping, très sympa, qui restera notre
première expérience camping van australienne :-) Nous garons notre
van sur un emplacement, à côté d'une caravane appartenant à un
vieux couple d'Australiens de Melbourne, ayant fuit l'hiver rude du
sud de l'Australie pour rejoindre un hiver plus doux dans le Nord
(hémisphère sud oblige, tout est inversé!!) . Des gens très
gentils et ouverts. Nous avons passer un très bon moment, et une
très bonne nuit. N'oublions pas de signaler que le camping avait des
pensionnaires à temps plein, plus qu'originaux : 2 buffles,
quelques wallabies bondissant hors de leur forêt en début et fin de
journée, et 2 crocodiles, le premier salty (Brutus) et le deuxième
sweety (Fred). Sacrée ménagerie !
Nous repartons le lendemain. 2 heures
de voiture suffisent pour arriver au Kakadu National Park.
Nous nous rendons au centre d'information où une ranger woman, nous
a remis une carte du parc national, mais sans nous aider plus que ça.
En repartant, nous ne savions toujours pas ce qui était le plus
intéressant à faire... Avec le recul, elle nous a mis une belle
épine dans le pied. Nous avons donc voyagé en fonction des
informations que les autres voyageurs nous donnaient, au fil des
rencontres (comme d'hab quoi :-) ). Nous sommes finalement rester 1
jour au lieu de 2 dans le parc. On a raté quelques spots
intéressants grâce à notre gentille informatrice. Le parc était
tellement grand qu'il nous était ensuite difficile de revenir sur
nos pas (notre shubby était aussi un gros buveur lui aussi). On a
tout de même visité la Crocodile West River, notre première
tentative d'intégration auprès des énormes crocodiles d'eau salée,
les plus gros et les plus dangereux de la planète. Nous n'étions
pas très rassurés. Il faut dire qu'il y a dans la région des
panneaux partout « Attention crocos, ne vous baignez pas sinon
vous allez mourir ». Les crocos sont partout, et sont gros. Du
coup quand tu empreintes un chemin de balade près d'un cours d'eau,
tu flippotes. On a aussi jeté un œil à la Yellow River, une
étendue d'eau herbeuse, dans laquelle vivent une centaine de ces
crocodiles, et de nombreux oiseaux. C'était chouette sur le ponton,
à 10 mètres d'un croco qui attend patiemment que tu sautes à l'eau
:-) Il y a quand même quelques spots où les rangers déplacent les
gentils habitants pour qu'on puisse barbotter. Il y en avait
notamment un fermé pendant une semaine car un habitant était
revenu... Comme c'est rassurant tout ça !!
Kakadu ne représentant que peu
d'intérêt en cette saison et surtout sans 4x4, nous décidons de
continuer notre route vers le Nitmiluk National Park. On s'est
tout d'abord arrêté aux Edith Falls piquer un petit plongeon dans
l'eau froide. Au top avec cette chaleur, mais on peut pas dire qu'on
était tout à fait tranquille avec les panneaux indiquant que les
crocos ont été retirés, et que les risques qu'ils reviennent ont
été minimisés par une surveillance accrue et des pièges sur le
chemin du retour à la maison... Il y a moins de risques qu'ils nous
disent !! Mais bon il y a plein de monde dans l'eau alors go go
go ! On a campé au bush camp des falls, un camping au milieu du
bush (désert australien) avec toilettes et douches chaudes solaires.
Vraiment coooool !!!!
Ensuite direction les Katherine Falls,
une superbe découverte dans notre voyage dans l'outback australien.
La gorge est splendide, plutôt sèche mais très verte à certains
endroits, du style jungle de cocotiers dans laquelle se perdent
quelques mares et ruisseaux. Un magnifique fleuve coule au milieu,
navigable en canoé. Nous avons préféré treker plutôt que de
paraisser au fil de l'eau, cette dernière option étant trop chère.
Cette belle balade a « permis » un nez-à-nez impromptu
avec un serpent, qui nous a fait faire un petit sprint de peur
(surtout Audrey, Bastien a bravement affronter le danger). La chaleur
ambiante nous a pas mal épuisé ; il faut dire qu'on est parti
aux heures les plus chaudes (12h-15h), sans barres de céréales et
sans avoir déjeuner pour 3h30 de trek... De vrais fous !!! Mais
nous y sommes parvenus. Autant vous dire que nous sommes revenus au
van, affamés et sur les rotules.
Après une bonne nuit de sommeil et un
petit plongeon matinal dans les sources d'eau chaude de Hot Springs à
Katherine - infestées de crocodiles en saison de pluie - Et oui,
encore eux, ils sont partout !!!! - et nous reprenons la route
vers Litchfield National Park.
Litchfield National Park, parc
très paisible, renferme de nombreuses chutes d'eau bien froides. Nos
journées ressemblent à un mélange de balades et de baignades. Tout
est réuni, ici, pour revenir zen de cette aventure. Ici, comme dans
bon nombre de campings, on paye sa nuit à l'australienne en insérant
dans une petite boîte, la Honesty Box (c'est génial ce nom !), la
somme adéquate pour la location d'une parcelle. Et tout le monde
paye c'est fou !! Peut être que le lendemain matin un ranger
viendra voir si tu as payé ta nuit... On l'attend toujours et on
attend de voir un tel système en France...
Une première chute d'eau se trouvait à
deux pas de notre camping (Florence Falls). Ce camping restera notre
préféré. Très intime, très convivial, très propre et très
nature, nous y sommes restés 2 nuits, suivant le rythme de la nature
et du soleil : nous nous levons et couchons en même temps que
lui, ou presque. Un ruisseau non loin du camping se baladait dans une
belle forêt sauvage avant de se jeter en chute dans un réservoir où
tout le monde pouvait se baigner. La faune n'a rien a envier à la
flore. Wallabies très discrets cotoient perroquets, aigles et
chauves-souris qui le sont un peu moins.
Les deuxièmes chutes se trouvent à
quelques kilomètres seulement de Florence Falls. On s'est baigné
dans une grande étendue d'eau où les chutes se jetaient, et on
pouvait également grimper le long de la paroie rocheuse pour se
prélasser dans un trou d'eau chaude très appréciable, sans se
soucier du retour à l'eau froide juste après...... Comme partout
dans cette région, de nombreux panneaux avertissent de la présence
éventuelle de salty crocos dans les environs ; certains pouvant
revenir ponctuellement dans les lacs où nous nous baignons. Cela
n'aide toujours pas à nous rassurer.....
Notre escapade est sur sa fin. Mais
avant de rejoindre Darwin pour prendre notre avion, nous souhaitions
voir les salty crocos de plus près. Nous avons donc décidé, même
si nous n'aimons pas ce concept, de monter sur un bateau d'où un
gentil organisateur appâtait les crocos avec des morceaux de viande,
en les faisant sauter hors de l'eau. Ca saute assez haut ces trucs
là !! Et chacun avait son petit nom. Malheureusement, on se
serait cru au cirque et nous nous attendions à voir des animaux plus
impressionnants en taille. Nous ne regrettons pas de l'avoir fait,
mais n'y retournerons pas.
De retour à Darwin, nous rendons notre
compagnon de voyage. Grâce à lui nous avons passé du bon temps et
nous nous sommes sentis faisant parti de la cool tribu des mini vans
« taggués » : tous ceux de notre tribu nous
saluaient en nous croisant..... C'était cool et très convivial
!!! Un grand merci à toi Dirty Sanchez !!!
Nous surfons alors sur Internet jusqu'à
l'heure du départ pour l'aéroport. Dans un premier temps dans
l'agence, puis devant après sa fermeture sur nos deux tabourets de
campings, comme deux backpakers qui se respectent.
Et un premier bilan s'impose après ces
premiers pas sur les routes australiennes. Tout d'abord l'adaptation
à la conduite à inversée s'est passé sans trop de souci. Il nous
arrive encore de temps en temps de prendre la route à l'envers, de
mettre les essuie-glaces au lieu du clignotant ou de chercher le
rétro en haut à droite, mais à part ça tout va bien :-) Ensuite
il faut faire attention aux différents dangers qui roulent à
commencer par les road train. Et les road train c'est sacrément
impressionnant. Comme leur nom l'indique, ces énormes et long
camions (les mêmes que les gros truck américains) sont de vrais
trains des routes et peuvent tirer jusqu'à 7 remorques attachées
les unes aux autres. On en a vu « que » 5 mais c'est déjà
très impressionnant. Perdu au milieu de nulle part, bien souvent
avec rien autour pendant 300 km. Ils sont lancés à fond sur grandes
routes et c'est la mission pour les doubler sans compter les appels
d'air qu'ils génèrent... Chacun d'eux transporte un réservoir de
3500 litres de diesel... C'est du gros engin qui consomme grave et
qui décapite malheureusement tout ce qui se met sur son passage :-(
On voit en effet de nombreux animaux
morts le long des routes australiennes : kangourous, wallabies
et autres buffles ayant percutés un véhicule. Nous avons nous même
failli renverser deux émeux qui ont traversé la route juste devant
nous et en plein jour !De nombreuses voitures ont un
parre-buffle sur le devant, car ces animaux font de sérieux dégâts
quand on les percute (imaginez plutôt un buffle ou un kangourou à
pleine vitesse...). C'est en tout cas assez triste de voir ces
cadavres qui font le bonheur des oiseaux charognards. Ce sont en tout
cas les deux dangers principaux dont il faut se méfier sur les
routes de l'Australie.
En parlant de routes, ce qui frappe
également c'est le nombre de vans qui sillonent le pays c'est
fou !!! Cela va du van plus ou moins pourri et tagué du big
looper (backpacker souvent français ou allemand - il y en
énormément!! - qui s'est mis en tête de faire le tour du continent
en van) au van de location classe ou pas : Britz, Appolo, Maui,
AAM, Autobarn traveller... c'est dingue y en a partout !!! Soit
dit en passant on aura rencontré pas mal de big looper et peu de
tourdumondiste en Australie, sûrement en raison des prix assez
élevés. En tout cas les routes sont larges et vraiment en super
état, ce qui est fou étant donné les grandes distances à
entretenir.
Concernant la vitesse et les distances,
on compte en kilomètre et kilomètre/heure. En France la vitesse de
130km/h est autorisée sur autoroute et 110 km/h à partir du moment
où il y a un terre plein ou une glissière entre les voies opposées.
Ici les routes sont plus larges et beaucoup plus droites, du coup la
vitesse de 130km/h est souvent autorisée, même sans terre plein de
protection. On s'est vite rendu compte que notre van était un
gouffre à essence et on a vite réduit la vitesse à 100km/h, ce qui
paraît assez lent dans les loooongues lignes droites.
Lignes droites ponctuées par de très
nombreux feux de prairies souvent déclenchés par les rangers pour
minimiser les futurs feux du prochain été. En tout cas cela donne
beaucoup de fumées, des balades fermées et de nombreux paysages
crâmés...
Le pays étant gigantesque, il est
également assez fou de constater que le réseau internet y est
beaucoup plus développé en Asie (on aurait franchement cru le
contraire!) En ville, les backpacks proposent internet mais faut
payer en sus, ce qui est juste inconcevable en Asie !!! Business
is business... Et dans la cambrousse, alors là c'est même pas la
peine, quand on en trouve, c'est bien souvent $4 les 20 minutes...
Bon ben on fera sans pendant un moment et on prendra du retard dans
nos récits :-) Le réseau de téléphone est lui aussi bien souvent
inaccessible dans les parcs nationaux et de nombreux campings. Les
joies de l'immensité ont leurs limites !!
On aura également beaucoup entendu
parler du racisme anti-français. Etant nombreux grâce au visa Work
& travel, certains de nos compatriotes ont eu la bonne idée de
faire les imbéciles dans ce beau pays en détériorant les
équipements et en volant dans les magasins, d'où d'ailleurs
l'expression « French shopping » assez répendue ici-bas.
Certains magasins seraient même interdits aux français à Darwin.
En tout cas nous on a rien ressenti de tout ça et les locaux nous
ont toujours considérés avec beaucoup de gentillesse et
d'amabilité. On essaye de relever le niveau... :-)
Oulà mais c'est 18 heures, on dit
« ciao Darwin, hello Cairns !!! »
A+
En vrac :
| Vue aérienne de notre arrivée à Alice Springs |
En route pour l'aventure dans l'outback :
| Le désert |
| Ramassage du bois pour le feu du soir |
| Red Rock (Ayers Rock), Uluru National Park |
| La classe |
| Le red rock !! |
| Big barbec!! |
| Bon repos des aventuriers dans leurs swags |
| Les Monts Olga, Uluru National Park |
| Notre premier wallabi. Mais où est-il ? |
| Comment attirer l'attention... |
| Molly la téteuse |
| Mike, Bast, Yuri, Daniel, Franck & Audrey (photographe) en chemin pour les hauteurs de l'outback (camp de Kings Canyon) |
| Repas autour du feu Au menu : tartiflette australienne, steack de chameau et marshmallow grillés |
| Yuri & Bast : grande discussion au sujet de la cuisson du marshmallow |
| Daniel cuisinant le marshmallow et Yannick aux éclats et affalé |
| Kings Canyon : lever de soleil |
| Les Nothing Girls quelque part dans l'immensité du Kings Canyon |
| Des bo goss |
| Bast, the King of the world or...... of the canyon |
| Yeaaaaaaah !!!! |
| Quelle brochette !!! Daniel 2, Bast, Daniel 1, Yannick & Yuri |
| Orphelinat de kangourous (sur le chemin du retour) |
| Le sourire du chameau |
Vers Kakadu National Park :
| Un billabong... |
| ...avec une sirène et des crocos dedans |
| La Yellow River... |
| ...et son croco |
| Les grandes étendues australiennes |
| Une petite termitière |
| Hello le perroquet !! |
| Notre shubby "Dirty Sanchez" !!! |
| Ils réduisent le risque des crocos qu'ils nous disent... |
| Les Edith Falls |
| Katherine Gorge |
| Encore les Katherine gorge |
| Petite bronzette au soleil ! |
| Petite baignade un peu froide |
Lichtfield National Park:
| Les Florence Falls |
| Un mini Wallabie |
| Une gorge impressionante |
| Je voooooole |
| Petit coin de baignade sympathique |
| Les Wangi Falls |
| Coucher de soleil aux Florence Falls |
| Un rapace |
| Ouh le gentil croco |
| Il a une dent bizarre celui-là |
salut vous deux, parcelles d'humanité perdues au fond du monde !! que de moments exceptionnels vous nous racontez là; Ces paysages sont superbes et ce mélange de déserts et de chutes d'eau sont intrigants. Coté Crocodiles, il me semble que dans les entreprises françaises on rencontre pas mal de "crocodiles management zone" à risque pas vraiment limité !
RépondreSupprimerje vous souhaite de profiter intensément de vos derniers moments australiens.
plein de bises