Le voyage d'une vie !

Le voyage d'une vie !

Après 4 années d'aventures parisiennes, nous avons décidé de vivre la vie excitante de globe-trotter pendant 6 mois.
Nous voilà donc partis à la découverte de notre belle planète sac-à-dos sur le dos : Inde - Birmanie - Thaïlande - Laos - Vietnam - Cambodge - Malaisie - Indonésie - Australie - USA.

Petit clin d'oeil à nos parents pour notre site où nous utilisons nos surnoms d'enfance : Babou et Baboush.

Le Babou-sh-aroundtheworld peut maintenant commencer !

NOUVEAU : retrouvez notre parcours sur la carte en bas du blog !!!

mardi 9 juillet 2013

Territoire du Nord : Alice Springs and Darwiiiiiin !


Hello Hello !!!




Après nos froides et pluvieuses péripéties citadines, nous atterrissons au beau milieu du continent à Alice Springs (état du Territoire du Nord), la ville des cow-boys par excellence en Australie. On s'attendait à du chaud, ben pas trop... Mais on est en Australie ou quoi ??
En parlant de territoire du Nord, l'Australie est orgnisée en états plus ou moins unis, comme où donc déjà ?
La ville est assez étendue et on y voit plein de petites maisons sans étages, des zones désertiques en plein milieu de la ville et des perroquets partout. Elle est si étendue, qu'on dirait qu'elle est, par moment, une ville fantôme, car on rencontre peu, voire aucune personne pendant un petit moment.
Nous logions dans un hostel qui jouait à fond le côté far west australien, dans son allure et son ambiance. La cuisine, les salles de bains, les dortoirs assez sympas et des caravanes entouraient
un espace commun en plein air avec tables, chaises, balançoire et même piscine. Franchement super cool et chaleureux pour rencontrer des voyageurs.

Nous avions prévu de rester 4 jours à Alice Springs et sa région. Nous souhaitions louer un van pour être autonômes et voyager au grès de nos envies. Nous nous sommes vite aperçus qu'une telle aventure coûtait assez chère et nécessitait de nombreuses heures de conduite. Nous avons donc décidé de partir avec un tour opérateur. Un peu inquiets car franchement pas fans des tours organisés, nous sommes partis à 18 jeunes de toutes origines (Française, Allemande, Néo-Zélandaise, Australienne, Koréenne, Taïwanaise & Chinoise) , avec un guide assez cool: Davy, néo-zélandais d'origine et 50 trips de ce genre à son palmarès.
En piste pour les routes de l'Outback australien découvrir une région des plus étonnantes !!

Premier constat, mais c'est tout rouge partout par ici !!! Des arbres tous secs, du sable, des buissons bref le paradis des serpents et autres bestioles exotiques.
Il nous faut débuter ce récit par un peu d'histoire de notre belle planète. L'Australie est un continent immense, vraiment immense (pas de comparaison en stock sorry!!).
Vient maintenant THE question qui tue : mais il vient d'où ce gros bout là ?? Eh bien en regardant un peu les bordures des autres terres, on commence à reconstituer les pièces de ce grand puzzle... Ahah on hésite hein, alooooors ??? Eh bien oui il s'est bien décroché d'un autre continent et non ce n'est pas l'Asie ni l'Inde mais bien l'Afrique !!! Et franchement ça se voit sur place... Il se trouve qu'il y a quelques années, la Nouvelle Zélande s'est détachée en premier du gros continent de l'époque. Quelques années plus tard ce fût au tour de l'Australie. Et ces deux plus ou moins gros bouts ont progressivement dérivé pour se retrouver à l'autre bout de la planète. La Nouvelle-Zélande s'est détachée il y a tellement longtemps que la mutation génétique donnant le serpent n'avait pas encore eu lieu en Afrique. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas de serpent en NZ !! Ce qui n'est pas le cas en Australie... L'Australie possède ses paysages uniques de part ses activités sismique et volcanique inexistantes car éteintes depuis bien longtemps. Le continent est en quelque sorte « mort » et constitué de matériaux softs. Le vent et les fortes pluies l'ont donc « nettoyé » et érodé pour aboutir à des paysages désertiques et sablonneux. L'Australie avait apparrement de très grandes montages par le passé.
Le continent a ainsi vécu en autharcie pendant des millions d'années, et a donc développé ses propres faune et flore qui font sa richesse. Et c'est également pour préserver cette richesse, et réduire les risques d'épidémies ou d'intégration de nouvelles espèces pouvant bouleverser cet écosystème, que de nombreux produits sont interdits à l'importation sur le sol australien : graines, nourriture suspecte, fruits, etc. Et cela fonctionne également entre certains états australiens (tiens des Etats, comme aux Etats Unis dis donc :-) ).

Toute cette culture va nous permettre de mieux comprendre les différents paysages que nous avons pu traverser.
Et nous avons commencé notre périple par un réveil à 5h15 pour un départ à 6h du mat'... pour une longue route dans le désert australien. La route s'enfonce dans un mélange de désert rouge et de garrigue dont les quelques arbres subsistants sont brûlés par les incendies ou le soleil. Nous avons eu de la « chance » de nous y rendre à cette période de l'année, même s'il fait un peu frais, car arrivé à l'été, la température peut atteindre les 40 voire 50°C !

Nous avons fait notre première escale au milieu de l'Uluru National Park qui abrite la fameuse et illustre première page du Lonely Planet : Le Red Rock !!!!! Ce gros rocher rouge aux multiples expressions est sacré pour les Aborigènes, et on ne voit en fait qu'une toute petite partie de l'iceberg. Il culmine en effet à environ 1500 mètre du sol, pour plus de 6km en dessous. Il est par ailleurs, par respect pour ce peuple, fortement déconseillé (voire bientôt interdit) d'y monter. La balade autour du rocher était sympatique, mais sans plus. Nous avons ensuite pris l'apéro, depuis un point de vue nuageux, pour admirer le coucher de soleil sur le Red Rock... nuageux donc sans grand intérêt.
Direction ensuite notre camp de base pour le dîner et la nuit. On s'était arrêté pendant la journée pour collecter plein de bois pour le feu. Quel bonheur ! Rassemblés tous autour, dégustant un excellent repas !! On s'y est tous mis à éplucher les légumes, préparer la viande le tout cuit sur un graaaaand barbecue. Au top !!
Et ensuit au dodo à la belle étoile !!! On s'est tous glissé dans notre swag (duvet hyperchaud incorporé dans une sorte d'étui imperméable avec matelas, une espèce de tente individuelle toute plate quoi) histoire de pas mourir de froid. On peut soit garder la tête à l'air libre soit rabattre un pan du swag pour être complêtement recouvert. C'est marrant mais faut pas être claustro... En tout cas c'est bien pratique et hyperchaud !! Cette nuit à la belle étoile a été gâchée par les nombreux nuages au rendez-vous... Dommage next time !

Le lendemain, on remet ça. Lever à 5h20, pour rejoindre un chouette spot et admirer le lever du soleil sur le Red Rock. Et cette fois ce fût la pluie qui nous a tenue compagnie. Résultat, le soleil s'est bien levé rassurez vous, mais les nuages nous ont gâché le plaisir. Génial. On aura donc finalement pas vu les fabuleuses teintes émanant du rocher au lever/coucher du soleil, ce qui est soit dit en passant l'attrait principal du caillou.
Nous avons alors repris la route pour le Kata Tjuta. Plus communément appelés les Monts Olga, ils ressemblent étrangement au Red Rock, mais en plus impressionnant. Un trek de 3 heures nous a permis de découvrir un endroit primaire où le vent et l'eau ont façonné les montagnes de grès s'élevant majestueusement sous nos yeux. C'est ici que nous avons vu notre premier wallabie, bien fondu dans le paysage. Mais oui oui oui oui vous avez bien lu !!!! Le voilà c'est bien lui Youhouuuu !!! On commençait à désespérer :-) Bon c'est pas encore un kangourou mais c'est un bon début. C'est vraiment marrant de voir ces bestioles sautiller au milieu des cailloux avec une grande agilité. La balade était en tout cas vraiment chouette et beaucoup plus nature que la veille. Et ils faisait beau, au top !!

Nous avons ensuite mis le cap sur notre prochain camp de base où nous avons fait un énorme feu et préparé un repas de malade. Au menu : gratin de papates douces/fromage/crème, saucisse, steak et kangourou !!!!! A défaut d'en avoir vu on en aura déjà mangé !!! Rien d'exceptionnel en tout cas. On a enchaîné avec quelques amis par une petite balade digestive nocturne en haut de la colline d'à côté pour voir une petite marre où les animaux viennent s'abreuver (pas âme qui vive à notre passage) au milieu d'une immense plaine baignée de la lumière de la lune. Splendide. Et que dire de ce ciel dégagé somptueux avec toutes ces étoiles et la splendide Milky Way !! Et oui vous l'aurez deviné, la voie lactée :-)
Nous avons terminé la soirée à discuter autour du feu en mangeant des marshmallows fondus sous la flamme... et on s'est finalement endormi emmitouflés dans nos swags sous un superbe ciel étoilé au son des hurlements lointain des dingos (chiens sauvages). C'était vraiment une super chouette soirée !!
Le lendemain, on commence à s'y faire, nouveau réveil à 5h20... Direction le Kings Canyon pour une randonnée de 3-4 heures. Le paysage est époustouflant avec ses rivières, ses gorges profondes et ses plateaux immenses à la merci des vents. On en a pris plein les yeux en avançant le long de corniches étroites, tout en titubant au bord des précipices avant de grimper des falaises abruptes. C'était génial !!! Sans conteste le point d'orgue de ce séjour !!! On se serait cru sur le toit du monde, et on se rend réellement compte que l'Homme n'est rien et si vulnérable dans l'immensité de notre planète.
Nous sommes vite fait repassé par le camp déguster un dernier déjeuner avant de prendre le chemin du retour. Et dernière découverte ce sera steak de chameau pour tout le monde. Ils sont fous ces Australiens. Et ça le goût du bœuf. Une bonne découverte tout de même.

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés dans un orphelinat pour kangourous. Mais ouiiiiii ça y est on en a vu !!!!! Mais en captivité... Beaucoup de kangourous se font en effet renverser la nuit par des véhicules. Si on percute un kangourou, c'est une « unwritten law » en Australie que d'aller vérifier si un bébé n'est pas dissimulé dans la poche ventrale. Les bébés sont alors récupérés et recueillis dans ce centre avant d'être remis par la suite en liberté. La réserve accueille également de drôles d'animaux qu'on s'attend à voir au milieu du désert, mais pas en Australie : des dromadaires !!!! Quelle tronche comique ils ont ceux là !!!
Ces bestioles ont été amenées d'Afrique du Sud, il y a de nombreuses années, pour transporter les marchandises sur les pistes du désert australien. Il y en a maintenant beaucoup en liberté dans l'outback australien ce qui a engendré un bouleversement de l'écosystème.
Bref cette dernière petite visite fût assez agréable avant notre retour à Alice Springs après ce super séjour !!!

Contents de cette riche aventure, nous attendons avec impatience la suite de notre voyage. Mais avant ça, laissons la place au repas d'adieu du groupe, organisé par le tour opérateur. Nous avons passé une excellente soirée qui s'est terminée dans un pub très sympa, à chanter et à danser !!!
Nous formions tout de même un bon groupe !! :) Spéciale dédicace à Yuri (from South Korea) et Daniel 1, Daniel 2 & Yannick (from Germany) nos acolytes, ainsi qu'à Mike (from New-Zeland) le patriarche.

Allez vivement qu'on remonte vers le nord pour trouver un peu de chaleur (c'est pas en France qu'on dirait ça :-D )


Et de la chaleur on peut dire qu'on en aura trouvée !!!
Mais quelle horreur !!! Darwin ! Cette ville ne fait pas honneur au nom qu'elle porte. Elle n'a aucun intérêt, sauf si vous êtes du genre à aimer le m'as-tu-vu et la culture du paraître. Nous étouffons, au sens propre comme au sens figuré. Passer la nuit dans un backparcker, usine à touristes, n'arrange rien : nous n'avons jamais rencontré une telle structure par le passé. Les dortoirs se succèdent les uns aux autres, l'intimité n'existe pas, le bruit est incessant et la cuisine une vraie ménagerie et porcherie ! Mais où sommes-nous tombés ???? Ah oui les bourrés autour de la piscine font légion aussi... On dirait que tous les Australiens de Kuta Bali viennent de Darwin...

Heureusement, nous débutons notre road trip dès le lendemain !!Nous récupérons dar-dar notre campervan, un shubby (mini van), non pas hippie mais aux couleurs mexicaines – notre « Dirty Sanchez » - , avec sa mini cuisine à l'arrière donnant sur l'extérieur. Et ce sera glacière pendant une semaine. On se rendra vite compte qu'ils vendent la glace par paquet de 4 à 5kg, soit assez gros pour notre petite glacière où il faudrait retirer la bouffe pour mettre la glace... Ce sera donc glacière sans glace pendant une semaine ! Au centre, nous avions aménagé notre lit, et le devant était réservé à la conduite, à gauche, bien sûr. Nous avons eu un peu de mal à nous faire à notre premier van, mais avons finalement pris nos marques, et l'avons beaucoup aimé. 
Nous avions tout à disposition dans le van, sauf les chaises de camping. Excessif à la location, nous avons donc décider d'en acheter.

Notre road trip a donc commencé ainsi :
Un jeune de l'agence de location nous avait indiqué le chemin pour nous rendre au Kakadu National Park où nous devions passer notre première nuit. Sur la route nous achetons nos chaises - enfin nos tabourets pliables - après nous être perdu tellement les indications routières sont peu claires. On se rendra compte bien après qu'on aurait pu avoir de belles chaises confortables pour moins cher... Nous continuons notre chemin, tout droit. En Territoire du Nord, excepté en ville, il n'y a quasiment que des lignes droites. Ca rappelle un temps soit peu les States profonds, le chemin le plus court étant tout droit :-) Mais nous sommes tout de même parvenus à nous perdre une nouvelle fois !! Ok, nous ne sommes pas bons, mais pour notre défense, il y a le petit temps d'adaptation obligatoire !
Après une bonne heure/heure et demie de conduite, nous nous apercevons que nous ne nous dirigeons pas dans la bonne direction. Mince !!! Il nous était interdit, question d'assurance, de rouler la nuit, car trop dangereux en raison des animaux pouvant traverser sans crier gare. Loin de trouver un camping et sans provision, perdus sur les interminables routes de l'outback, nous commençions à ne pas être à l'aise.
Nous rencontrons alors un vieux monsieur, faisant son barbecue, au milieu de nulle part. Nous souhaitions lui montrer notre carte routière pour qu'il puisse nous indiquer où nous nous trouvions, mais il nous expliqua qu'elle ne lui servirait à rien. Il nous indique donc la route à suivre, ainsi qu'un supermarché pour faire nos achats. Une fois les courses faites, nous parvenons à rejoindre la bonne route. Nous n'étions finalement pas si loin que ça...
Nous continuons notre chemin, mais ne parviendrons pas au parc national avant que la nuit tombe. Nous nous arrêtons donc dans un petit camping, très sympa, qui restera notre première expérience camping van australienne :-) Nous garons notre van sur un emplacement, à côté d'une caravane appartenant à un vieux couple d'Australiens de Melbourne, ayant fuit l'hiver rude du sud de l'Australie pour rejoindre un hiver plus doux dans le Nord (hémisphère sud oblige, tout est inversé!!) . Des gens très gentils et ouverts. Nous avons passer un très bon moment, et une très bonne nuit. N'oublions pas de signaler que le camping avait des pensionnaires à temps plein, plus qu'originaux : 2 buffles, quelques wallabies bondissant hors de leur forêt en début et fin de journée, et 2 crocodiles, le premier salty (Brutus) et le deuxième sweety (Fred). Sacrée ménagerie !

Nous repartons le lendemain. 2 heures de voiture suffisent pour arriver au Kakadu National Park. Nous nous rendons au centre d'information où une ranger woman, nous a remis une carte du parc national, mais sans nous aider plus que ça. En repartant, nous ne savions toujours pas ce qui était le plus intéressant à faire... Avec le recul, elle nous a mis une belle épine dans le pied. Nous avons donc voyagé en fonction des informations que les autres voyageurs nous donnaient, au fil des rencontres (comme d'hab quoi :-) ). Nous sommes finalement rester 1 jour au lieu de 2 dans le parc. On a raté quelques spots intéressants grâce à notre gentille informatrice. Le parc était tellement grand qu'il nous était ensuite difficile de revenir sur nos pas (notre shubby était aussi un gros buveur lui aussi). On a tout de même visité la Crocodile West River, notre première tentative d'intégration auprès des énormes crocodiles d'eau salée, les plus gros et les plus dangereux de la planète. Nous n'étions pas très rassurés. Il faut dire qu'il y a dans la région des panneaux partout « Attention crocos, ne vous baignez pas sinon vous allez mourir ». Les crocos sont partout, et sont gros. Du coup quand tu empreintes un chemin de balade près d'un cours d'eau, tu flippotes. On a aussi jeté un œil à la Yellow River, une étendue d'eau herbeuse, dans laquelle vivent une centaine de ces crocodiles, et de nombreux oiseaux. C'était chouette sur le ponton, à 10 mètres d'un croco qui attend patiemment que tu sautes à l'eau :-) Il y a quand même quelques spots où les rangers déplacent les gentils habitants pour qu'on puisse barbotter. Il y en avait notamment un fermé pendant une semaine car un habitant était revenu... Comme c'est rassurant tout ça !!

Kakadu ne représentant que peu d'intérêt en cette saison et surtout sans 4x4, nous décidons de continuer notre route vers le Nitmiluk National Park. On s'est tout d'abord arrêté aux Edith Falls piquer un petit plongeon dans l'eau froide. Au top avec cette chaleur, mais on peut pas dire qu'on était tout à fait tranquille avec les panneaux indiquant que les crocos ont été retirés, et que les risques qu'ils reviennent ont été minimisés par une surveillance accrue et des pièges sur le chemin du retour à la maison... Il y a moins de risques qu'ils nous disent !! Mais bon il y a plein de monde dans l'eau alors go go go ! On a campé au bush camp des falls, un camping au milieu du bush (désert australien) avec toilettes et douches chaudes solaires. Vraiment coooool !!!!

Ensuite direction les Katherine Falls, une superbe découverte dans notre voyage dans l'outback australien. La gorge est splendide, plutôt sèche mais très verte à certains endroits, du style jungle de cocotiers dans laquelle se perdent quelques mares et ruisseaux. Un magnifique fleuve coule au milieu, navigable en canoé. Nous avons préféré treker plutôt que de paraisser au fil de l'eau, cette dernière option étant trop chère. Cette belle balade a « permis » un nez-à-nez impromptu avec un serpent, qui nous a fait faire un petit sprint de peur (surtout Audrey, Bastien a bravement affronter le danger). La chaleur ambiante nous a pas mal épuisé ; il faut dire qu'on est parti aux heures les plus chaudes (12h-15h), sans barres de céréales et sans avoir déjeuner pour 3h30 de trek... De vrais fous !!! Mais nous y sommes parvenus. Autant vous dire que nous sommes revenus au van, affamés et sur les rotules.
Après une bonne nuit de sommeil et un petit plongeon matinal dans les sources d'eau chaude de Hot Springs à Katherine - infestées de crocodiles en saison de pluie - Et oui, encore eux, ils sont partout !!!! - et nous reprenons la route vers Litchfield National Park.

Litchfield National Park, parc très paisible, renferme de nombreuses chutes d'eau bien froides. Nos journées ressemblent à un mélange de balades et de baignades. Tout est réuni, ici, pour revenir zen de cette aventure. Ici, comme dans bon nombre de campings, on paye sa nuit à l'australienne en insérant dans une petite boîte, la Honesty Box (c'est génial ce nom !), la somme adéquate pour la location d'une parcelle. Et tout le monde paye c'est fou !! Peut être que le lendemain matin un ranger viendra voir si tu as payé ta nuit... On l'attend toujours et on attend de voir un tel système en France...

Une première chute d'eau se trouvait à deux pas de notre camping (Florence Falls). Ce camping restera notre préféré. Très intime, très convivial, très propre et très nature, nous y sommes restés 2 nuits, suivant le rythme de la nature et du soleil : nous nous levons et couchons en même temps que lui, ou presque. Un ruisseau non loin du camping se baladait dans une belle forêt sauvage avant de se jeter en chute dans un réservoir où tout le monde pouvait se baigner. La faune n'a rien a envier à la flore. Wallabies très discrets cotoient perroquets, aigles et chauves-souris qui le sont un peu moins.
Les deuxièmes chutes se trouvent à quelques kilomètres seulement de Florence Falls. On s'est baigné dans une grande étendue d'eau où les chutes se jetaient, et on pouvait également grimper le long de la paroie rocheuse pour se prélasser dans un trou d'eau chaude très appréciable, sans se soucier du retour à l'eau froide juste après...... Comme partout dans cette région, de nombreux panneaux avertissent de la présence éventuelle de salty crocos dans les environs ; certains pouvant revenir ponctuellement dans les lacs où nous nous baignons. Cela n'aide toujours pas à nous rassurer.....

Notre escapade est sur sa fin. Mais avant de rejoindre Darwin pour prendre notre avion, nous souhaitions voir les salty crocos de plus près. Nous avons donc décidé, même si nous n'aimons pas ce concept, de monter sur un bateau d'où un gentil organisateur appâtait les crocos avec des morceaux de viande, en les faisant sauter hors de l'eau. Ca saute assez haut ces trucs là !! Et chacun avait son petit nom. Malheureusement, on se serait cru au cirque et nous nous attendions à voir des animaux plus impressionnants en taille. Nous ne regrettons pas de l'avoir fait, mais n'y retournerons pas.

De retour à Darwin, nous rendons notre compagnon de voyage. Grâce à lui nous avons passé du bon temps et nous nous sommes sentis faisant parti de la cool tribu des mini vans « taggués » : tous ceux de notre tribu nous saluaient en nous croisant..... C'était cool et très convivial !!! Un grand merci à toi Dirty Sanchez !!!
Nous surfons alors sur Internet jusqu'à l'heure du départ pour l'aéroport. Dans un premier temps dans l'agence, puis devant après sa fermeture sur nos deux tabourets de campings, comme deux backpakers qui se respectent.

Et un premier bilan s'impose après ces premiers pas sur les routes australiennes. Tout d'abord l'adaptation à la conduite à inversée s'est passé sans trop de souci. Il nous arrive encore de temps en temps de prendre la route à l'envers, de mettre les essuie-glaces au lieu du clignotant ou de chercher le rétro en haut à droite, mais à part ça tout va bien :-) Ensuite il faut faire attention aux différents dangers qui roulent à commencer par les road train. Et les road train c'est sacrément impressionnant. Comme leur nom l'indique, ces énormes et long camions (les mêmes que les gros truck américains) sont de vrais trains des routes et peuvent tirer jusqu'à 7 remorques attachées les unes aux autres. On en a vu « que » 5 mais c'est déjà très impressionnant. Perdu au milieu de nulle part, bien souvent avec rien autour pendant 300 km. Ils sont lancés à fond sur grandes routes et c'est la mission pour les doubler sans compter les appels d'air qu'ils génèrent... Chacun d'eux transporte un réservoir de 3500 litres de diesel... C'est du gros engin qui consomme grave et qui décapite malheureusement tout ce qui se met sur son passage :-(
On voit en effet de nombreux animaux morts le long des routes australiennes : kangourous, wallabies et autres buffles ayant percutés un véhicule. Nous avons nous même failli renverser deux émeux qui ont traversé la route juste devant nous et en plein jour !De nombreuses voitures ont un parre-buffle sur le devant, car ces animaux font de sérieux dégâts quand on les percute (imaginez plutôt un buffle ou un kangourou à pleine vitesse...). C'est en tout cas assez triste de voir ces cadavres qui font le bonheur des oiseaux charognards. Ce sont en tout cas les deux dangers principaux dont il faut se méfier sur les routes de l'Australie.

En parlant de routes, ce qui frappe également c'est le nombre de vans qui sillonent le pays c'est fou !!! Cela va du van plus ou moins pourri et tagué du big looper (backpacker souvent français ou allemand - il y en énormément!! - qui s'est mis en tête de faire le tour du continent en van) au van de location classe ou pas : Britz, Appolo, Maui, AAM, Autobarn traveller... c'est dingue y en a partout !!! Soit dit en passant on aura rencontré pas mal de big looper et peu de tourdumondiste en Australie, sûrement en raison des prix assez élevés. En tout cas les routes sont larges et vraiment en super état, ce qui est fou étant donné les grandes distances à entretenir.
Concernant la vitesse et les distances, on compte en kilomètre et kilomètre/heure. En France la vitesse de 130km/h est autorisée sur autoroute et 110 km/h à partir du moment où il y a un terre plein ou une glissière entre les voies opposées. Ici les routes sont plus larges et beaucoup plus droites, du coup la vitesse de 130km/h est souvent autorisée, même sans terre plein de protection. On s'est vite rendu compte que notre van était un gouffre à essence et on a vite réduit la vitesse à 100km/h, ce qui paraît assez lent dans les loooongues lignes droites.
Lignes droites ponctuées par de très nombreux feux de prairies souvent déclenchés par les rangers pour minimiser les futurs feux du prochain été. En tout cas cela donne beaucoup de fumées, des balades fermées et de nombreux paysages crâmés...

Le pays étant gigantesque, il est également assez fou de constater que le réseau internet y est beaucoup plus développé en Asie (on aurait franchement cru le contraire!) En ville, les backpacks proposent internet mais faut payer en sus, ce qui est juste inconcevable en Asie !!! Business is business... Et dans la cambrousse, alors là c'est même pas la peine, quand on en trouve, c'est bien souvent $4 les 20 minutes... Bon ben on fera sans pendant un moment et on prendra du retard dans nos récits :-) Le réseau de téléphone est lui aussi bien souvent inaccessible dans les parcs nationaux et de nombreux campings. Les joies de l'immensité ont leurs limites !!

On aura également beaucoup entendu parler du racisme anti-français. Etant nombreux grâce au visa Work & travel, certains de nos compatriotes ont eu la bonne idée de faire les imbéciles dans ce beau pays en détériorant les équipements et en volant dans les magasins, d'où d'ailleurs l'expression « French shopping » assez répendue ici-bas. Certains magasins seraient même interdits aux français à Darwin. En tout cas nous on a rien ressenti de tout ça et les locaux nous ont toujours considérés avec beaucoup de gentillesse et d'amabilité. On essaye de relever le niveau... :-)

Oulà mais c'est 18 heures, on dit « ciao Darwin, hello Cairns !!! »

A+


En vrac :


Vue aérienne de notre arrivée à Alice Springs


En route pour l'aventure dans l'outback : 


Le désert
Ramassage du bois pour le feu du soir

Red Rock (Ayers Rock), Uluru National Park

La classe

Le red rock !!

Big barbec!!


Bon repos des aventuriers dans leurs swags



Les Monts Olga, Uluru National Park
Notre premier wallabi. Mais où est-il ?



Comment attirer l'attention...
Molly la téteuse
Mike, Bast, Yuri, Daniel, Franck & Audrey (photographe)
en chemin pour les hauteurs de l'outback (camp de Kings Canyon)

Repas autour du feu
Au menu : tartiflette australienne, steack de chameau et marshmallow grillés

Yuri & Bast : grande discussion au sujet de la cuisson du marshmallow
Daniel cuisinant le marshmallow et Yannick aux éclats et affalé
Kings Canyon : lever de soleil


Les Nothing Girls quelque part dans l'immensité du Kings Canyon

Des bo goss

Bast, the King of the world or...... of the canyon



Yeaaaaaaah !!!!




Quelle brochette !!!
Daniel 2, Bast, Daniel 1, Yannick & Yuri

Orphelinat de kangourous (sur le chemin du retour)
Le sourire du chameau



Vers Kakadu National Park :

Un billabong...

...avec une sirène et des crocos dedans





La Yellow River...

...et  son croco


Les grandes étendues australiennes

Une petite termitière


Hello le perroquet !!
Nitmiluk Nation Park

Notre shubby "Dirty Sanchez" !!!

Ils réduisent le risque des crocos qu'ils nous disent...

Les Edith Falls

Katherine Gorge

Encore les Katherine gorge

Petite bronzette au soleil !

Petite baignade un peu froide
Lichtfield National Park:

Les Florence Falls



Un mini Wallabie

Une gorge impressionante

Je voooooole

Petit coin de baignade sympathique

Les Wangi Falls

Coucher de soleil aux Florence Falls

Un rapace
Les jumping crocodiles:
Ouh le gentil croco


Il a une dent bizarre celui-là


1 commentaire:

  1. salut vous deux, parcelles d'humanité perdues au fond du monde !! que de moments exceptionnels vous nous racontez là; Ces paysages sont superbes et ce mélange de déserts et de chutes d'eau sont intrigants. Coté Crocodiles, il me semble que dans les entreprises françaises on rencontre pas mal de "crocodiles management zone" à risque pas vraiment limité !
    je vous souhaite de profiter intensément de vos derniers moments australiens.
    plein de bises

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