Salam à tous !!
Que les jours suivants fûrent longs et riches en rebondissements !! 2 heures nous ont suffies pour rejoindre l'aéroport de Lombok depuis Senggigi, et nous sommes arrivés bien trop tôt (4h avant le départ), pour zoner dans l'aéroport jusqu'à l'embarquement. Rajoutons ensuite une heure de retard de l'avion... Ici, en Indonésie, toutes les compagnies aériennes sont blacklistées... Vous savez Lion Air, la compagnie qui a raté la piste d'aterrissage de Bali il y a deux mois... Notre petit avion à hélices, comme dans les séries télé, était rempli de locaux avec pas un seul autre touriste en vue... Allez let's go !!
Eh bien le voyage s'est très bien passé et nous voilà arrivés bien vivants à Surabaya, au nord de Java, où nous nous sommes mis en quête de la seule agence HSBC du coin pour retirer du cash. Il fallait retourner à l'intérieur de l'enceinte sécurisée de l'aéroport et les security guard ont tenté de nous extroquer un peu d'argent. Que nenni messieurs !! Une fois nos économies en poche, nous avons pris un bus pour nous rendre au centre ville, l'aéroport étant à 1 heure de Surabaya. Mais nous avons appris qu'il s'arrêtait avant, et nous avons donc pris un taxi pour nous amener à la gare. Que de moyens de locomotion différents pour de si petites distances... Nos billets de train en poche pour Yojakarta, nous avons trouvé un hôtel avec de l'eau chaude (youpiiii) pour nous poser après 14h de trajet... Qui a dit que c'était rapide de prendre l'avion ???
Le lendemain, après un petit-déjeuner toasté et beurré accompagnés d'une omelette, de riz blanc et de noodles, nous arrivons à la gare. Que des locaux, pas un seul touriste. Ils attendaient tous leur train, assis sur leur siège à regarder la télé, on aurait cru une brochette saveur javanaise.
L'agent de sécurité qui avait vérifié nos billets nous a alors accompagné à notre train en traversant les voies (petite pensée pour l'Inde :-). Le train était simple mais très confortable. Nous voici donc partis pour 5 heures de voyage, que nous n'avons pas vues passer. Régulièrement, une petite fille, interloquée par notre présence, venait nous observer, timidement dans un premier temps, puis demanda à Bastien quel était son prénom, dans les seuls mot d'anglais qu'elle connaissait. S'ensuivit une discussion à base de gestes et de dessins avec elle et son frère. On s'est vraiment bien marré, c'était un vrai moment de partage :-)
A l'arrivée du train à Yojakarta, nous partons tranquillement à la recherche d'une guest-house. Mama Mia !! Après tant de galères de transport et de fatigue accumulée, on enchaîne maintenant sur les galères de logements.... Ca a été folklorique ! Il nous a été difficile de trouver une premiere guest-house (trop sales, trop bruyantes ou trop chère pour ce que c'était), alors quand nous en avons trouvé une convenable nous étions supers contents. Mais ce ne fût que de courte durée.... Après une petite balade dans la ville, on rencontre Karine & Maxime, des tourdumondistes français en voyage avec leurs enfants Océane (6ans et de demi) et Célian (3 ans et demi). Oui monsieur, ils est des oufs eux !!!! :-)
Ils se sont vite aperçus que leur chambre était infestée de gentils bedbugs. Mais qu'est ce donc que ça ? Des petites bestioles communément appelées punaises de lit qui piquent, qui grattent et qui s'installent dans votre sac. Ils y en avaient des centaines, sous les lattes de leur lit. Elles avaient également déjà élu domicile dans leurs bagages et les jouets des enfants alors qu'ils n'étaient arrivés que le matin même... Ni une, ni deux on se rue dans notre chambre, elle-même habitée par une gentille petite colonie qui nous attendait sagement sous le matelas... Notre sang n'a fait qu'un tour !! Nous sommes donc partis dar-dar en début de soirée à la recherche d'une autre guest-house en obtenant (non sans mal!!) un remboursement de la nuit. Nous sommes également passés déposer nos affaires pouvant être contaminées à la laverie, en priant que les bestioles n'aient pas intégré notre sac...
On pose finalement nos sacs dans une guest-house vraiment clean et sympa. Exténués, on projette de se coucher tôt pour goûter un repos bien mérité... C'était sans compter le gentil groupe de rock du bar juste en dessous de notre fenêtre qui s'est déchaîné de 22h à minuit... Et ils jouent 5 soirs de la semaine sur 7... Le lendemain matin le muezzin puis les indonésiens et leurs enfants ont fait un boucan monstre dès 6h... Mais on peut jamais dormir dans ce pays !!!!!
Ils ont eu raison de notre motivation, on reporte donc d'une journée notre projet d'ascension du volcan Merapi pour trouver une nouvelle guest-house et se reposer... Et allez rebelote on refait le tour des popotes pour trouver une énième chambre !!! Y en a marre de déménager !! On choisit finalement une enseigne un peu vieillote et rudimentaire mais propre.
Quel bonheur de pouvoir se prélasser un peu sur la terrasse et se r-e-p-o-s-e-r !! Tient mais qu'est ce donc que ceci qui courent dans tous les sens sur la terrasse ? Ah mais oui, mais ce sont des gros rats !!! Le proprio a pas l'air étonné, ça doit être normal... On ferme bien notre porte pour qu'ils rentrent pas, et ça devrait le faire. On s'endort paisiblement et 3h du mat' arrive... On se réveille en sursaut par des bruits de grignottage. Lampe de poche allumée, voilà pas qu'on apperçoit un gros rat prendre la poudre d'escampette. Non mais c'est pas possible on est maudit !! Nous voici (enfin, nous, Bastien...) à 3h du matin en pleine chasse au rat. Mais par où il est rentré celui-là ?? On le trouve finalement 10 minutes après (et la chambre est petite) caché derrière une petite commode. Il devait être tapi là depuis le début de la nuit et a sûrement attendu le bon moment pour nous dévaliser... Ahah mais non tu vas dégager tout de suite mon gars !!! En inspectant nos affaires, nous avons remarqué qu'il s'était attaqué à l'un de nos petits sac-à-dos. Leçon retenue : ne jamais laisser de nourriture dans les sacs, car cette sale bête avait commencé à ronger le tissu pour accéder aux quelques tranches de pain qui nous restaient. Audrey a donc maintenant un sac à dos troué !!
Le lendemain matin, au petit-déjeuner, nous faisons la connaissance d'Amélie et de Guillaume, deux amis français ayant vécus en Australie pendant un an. Nous leur parlons brièvement de notre projet trecking sur le Mérapi. Ce volcan toujours actif est le plus dangeureux d'Indonésie, culmine à plus de 2900 mètres d'altitude et est légendaire pour avoir, notamment, causé la mort de plus de 300 personnes en janvier 2011 (et bien plus par le passé). A peine arrivés depuis 2-3 heures les voilà convaincus pour un trek, le soir même, en notre compagnie ainsi qu'avec Maxime, le père de la petite famille aux bedbugs !
Nous voici donc, une heure plus tard, tous les 5 sur les routes pour rejoindre le volcan en scooter. Malgré (ou à cause de) l'aide des locaux, nous avons mis près de 4 heures (au lieu de 2h) pour rejoindre la ville de Selo, point de départ de l'excursion. Il faut dire qu'ils donnent tous des informations divergentes et qu'on n'avait pas de carte... Plus on monte, et plus il pleut, plus il fait froid, plus il fait nuit et plus le brouillard fait des siennes sur des routes sinueuses, glissantes et mal entretenues ! Enfin, nous arrivons ! Il doit être autour de 19h. Sans guide et sans hôtel, on se renseigne rapidement auprès des locaux. En peu de temps, un jeune nous accompagne à une « auberge », devant laquelle pend les restants d'une chèvre... Ici, ils sont guides de père en fils. Voilà le programme : réveil à 1h (du mat'), petit café qui réveille, départ à 1h30 pour 4h de montée et 1800 mètres de dénivelé pour atteindre le sommet et admirer le lever du soleil ! On va en baver... Affamés, nous décidons de rapidement manger et de nous mettre au lit au plus vite pour être le plus « frais » possible pour la montée.
A peine 3h de sommeil plus tard, nous voici fin prêts pour la conquête du volcan !!! On commence par 600 mètres de montée à vive allure pour atteindre l'entrée du parc naturel du Mérapi. Déjà essouflés, nous demandons (déjà!) à notre guide de ralentir (un peu) le pas. Bien que dans le noir complet, on le devine déjà, là, immense, le volcan s'élevant au-dessus de nos têtes, pouvant gronder ou cracher du feu selon son bon plaisir. C'est l'homme face à la nature et ses dangers. Que la montée fût rude à cause de la pluie et du vent glacial nous tiraillant les entrailles, mais aussi du manque de repère à la lueur de nos lampes frontales ! On alterne aussi avec quelques moments d'escalade de rocailles, de gravier et de sable pour varier les plaisirs. Nous avons même croisé un habitant du coin. Nous ne savons toujours pas de quel animal il s'agissait, mais il nous regardait intensément avec ses grands yeux ronds et luisants, avant de s'échapper dans la nuit.
Enfin le sommet !! Epuisés et détrempés, on se console par le spectacle de fou qui va bientôt se dérouler devant nos yeux ébahis - derrière... les nuages !!!!! Aaaaaaaaaaaaahhhh nooooon !!!! Aucune chance d'admirer le moindre rayon du soleil... Bien qu'entourés par le somptueux paysage lunaire que nous offrait le Mérapi, nous avons trouvé notre seul réconfort auprès de vulcanologues campant dans le coin, qui nous ont offert du thé et du café bien chauds. Ils étaient présents pour étudier l'activité du Monstre. Ils campaient ici depuis 2 jours, emmitoufflés dans leurs vêtements d'esquimaux, tongs aux pieds comme tout asiatique qui se respecte :-) Toujours est-il que c'est un gros échec !!! On est deeeeeeeg !!!!
Un peu plus réchauffés, nous amorçons notre descente. Il faisait jour, et plus nous descensions, plus les nuages se dissipaient, laissant apparaître un superbe paysage. Nous n'aurions jamais imaginé un tel spectacle dans le noir. C'est assez déroutant de découvrir les paysages par lesquels nous sommes passés quelques heures plus tôt. L'obscurité laissant la place à toute une panoplie de magnifiques couleurs . Les paysages que nous imaginions secs et abruptes se révèlaient de formes plus arrondies et verdoyantes. Il faut dire que les volcans offrent des terres fertiles propices à une agriculture florissante. Les pièces du puzzle s'imbriquaient peu à peu pour nous offrir un paysage captivant. Nous sommes en fait montés au milieu des cultures que nous n'avions pas du tout remarquées.
Nous voici finalement arrivés au bar de la guest nous réchauffant avec un bon café après près de 8h de trek, détrempés et sans rechange. On en rigole maintenant mais le sommet était maintenant bien découvert... Allez c'est parti pour 2h de scoot pour un retour interminable vers Yojakarta. La galère n'est pas tout a fait finie puisque notre guest-house, celle aux rats, est complète. Mais c'est pas possible !!!! On repart en tournée des popotes pour atterrir dans notre quatrième (!!!) chambre pour goûter à une douche (froide of course!!!!!) et un repos tellement mérité. Une expérience harrassante mais franchement épique dont on se souviendra pendant très longtemps !!!
Le lendemain, c'est jour de repos courbaturé que nous avons mis à profits pour organiser la suite de notre aventure javanaise. Après avoir pensé à maintes options (dont la suite en train avec 2h d'attente au guichet pour acheter les tickets...) nous nous sommes finalement résolus à intégrer un tour organisé, beaucoup plus simple et rapide que par nos propres moyens, après tant de péripéties. On va se laisser guider un peu tiens !!
Nous repartons donc sur les routes le lendemain matin dès 8h pour le Mont Bromo, volcan sacré des hindouistes de Java, toujours en activité. Le voyage en van fût long, trèèèèèèès long !!! Nous étions confortablement installés, mais en guise de chauffeur, nous avions un chauffard. Bien qu'il conduisait comme un dératé (queue de poisson, il a failli renversé le van à 2 reprises) nous sommes arrivés bien plus tard que prévu : 0h au lieu de 19h (soit 16h au lieu de 11h de trajet...). Le comble !!!! L'organisation du voyage nous a obligé à changer de van à une heure de l'arrivée et il s'est mis à pleuvoir à torrent, un truc de malade vraiment. Seulement ces énergumènes n'ont pas trouvé mieux que d'attacher sur le toit nos bagages recouverts d'une bâche trop... petite. On leur avait dit pourtant de faire attention !!!! La seule chose qu'il nous ait dite en arrivant : « sorry ». On a cru qu'on allait le tuer !
Vous vous en doutez nos affaires étaient fortement humides... Pas détrempées comme celles des américains (une mère et son fils en tour du monde!) qui nous accompagnaient, mais il nous a quand même fallu vider nos sacs à cette heure tardive... Là-dessus, le réceptionniste nous a demandé des frais d'entrée au Bromo exhorbitants, soit disant qu'ils avaient triplés depuis la semaine d'avant. Les éléments ont eu raison de nous... C'est décidé cette nuit on dort et tant pis pour le volcan !!!! Le froid qui régnait dans le cottage nous a un peu glacé au début, mais on s'est paré de nombreuses couvertures et ça allait mieux. Cette journée aura été l'une des pires de notre voyage. Même au Laos ils n'ont pas fait «pire», c'est dire la piètre qualité de l'organisation...
On s'est réveillé comme des fleurs vers 7h30 : « Aaah on a quand même bien dormi !!» Petit footing matinal (Bastien) pour faire passer les émotions de la veille et découvrir une nature superbe, un peu à l'image du Merapi. Des indonésiens au travail dès le petit matin dans les champs et une forte agréable vie de village. On resterait bien quelques jours de plus pour s'imprégner de cette atmosphère ! Au lieu de ça on reprend la route dès 9h30, pour rejoindre le Mont Ijen à quelques heures de route. Alors les copains de voyage, le verdict de ce mont Bromo, vous qui vous êtes levés si tôt ??? Eh ben c'était chouette mais couvert et franchement pas si beau que ce qui se dit... Vous l'aurez compris on était assez content de notre choix cornélien de ne pas y monter :-)
Et puis bon le Mont Ijen s'annonce des plus excitants : il accueille dans son cratère le plus grand lac acide du Monde. Il est également toujours en activité et des porteurs descendent plusieurs fois par jour dans le cratère pour remonter environ 80kg de soufre sur le dos. Une prouesse physique qui nous intrigue. Est-il possible de les accompagner là-bas au fond ? Et la réponse est oui mais... il faut se lever beaucoup plus tôt que prévu... Résultat deux groupes se forment : 7 courageux vont se lever à 0h30 pour descendre dans l'antre de la bête, et les autres se « contenteront » de l'ascension pour admirer la vue depuis le bord du cratère. Vous vous en doutez peut être : je (Bastien) faisais parti du premier convoi !!! Audrey s'est quant à elle laissée tenter par la grasse matinée jusque 3h30 du mat' d'autant que la perspective de descendre dans le noir, dans un cratère rocailleux en éruption, ne l'enchentait guère... Ce qui peut soit dit en passant se comprendre aisément.
Bref on se réveille difficilement de 3h longues heures de sommeil pour affronter les éléments. Après une montée abrupte mais pas trop difficile (après le Merapi tout roule :-) ), l'odeur de soufre commence à se faire sentir et les choses sérieuses commencent... La descente dans le cratère, par un chemin sinueux et abrupt dans les pierres, n'est franchement pas évidente. La fumée en provenance du cratère se rabat de temps-en-temps sur nous, en fonction du sens du vent, et ce malgré les sifflements et « Go smoke, Go » de notre guide adressés à la fumée... Et je peux vous dire que les émanations piquant les yeux et prenant fortement la gorge. Sans écharpe couvrant la bouche c'est intenable. La visibilité est également réduite, ce qui rend la descente encore plus périlleuse. Arrivée en bas c'est la récomponse tant attendue. Tous ces efforts pour un spectacle saisissant, qui restera une des expériences les plus incroyables de ma vie. Le volcan crache sa fumée par des « trous » par lesquels sort également le soufre liquide qui se solidifie. Il ne fait pas très chaud mais le bruit ambiant et cette fumée opaque et épaisse sont impressionnants. On se croirait en enfer et ces porteurs y descendent tous les jours, respirant constamment cette fumée toxique.
Les porteurs cassent le soufre au sol avec une barre de métal, le prennent à pleine main, après avoir attendu 10 minutes, le temps qu'il refroidisse, et le placent dans leur panier en osier. Ils doivent ensuite remonter le chemin rocailleux (en tongs pour certains!!!!) avec un chargement de 80kg sur le dos. Ils ont en fait deux paniers en osier, un sur chaque extrémité d'un gros bâton en bambou. Ils déposent alors le bâton en équilibre sur une de leurs épaules et avancent à cadence rapide en changeant régulièrement le chargement d'épaule. On est certainement loin d'imaginer la douleur ressentie et les déformations du corps engendrées. Ce travail est monstreux et dangereux pour un bénéfice de moins de 1$ par kg... Certains d'entre eux ont même la soixantaine passée !!!! Il se grille une petite cigarette au passage, avec ce qu'ils avalent ça peut pas faire de mal...
Notre guide nous emmène ensuite quelques mètres plus loin sur un petit promontoir pour assister à un phénomène hallucinant : sous un certain angle, le soufre propulsé par la montagne renvoie des lueurs bleues incandescentes absolument magiques. Un peu comme la couleur bleu du gaz qui brûle sur une gazinière mais puissance un million !!! Quand la fumée ne nous vient pas dessus et qu'elle nous laisse tranquille le spectacle est saisissant et fabuleux. L'émotion que j'ai ressentie est un mélange d'excitation et d'appréhension, sûrement accentués par cette sensation de danger à la vue de ces matières sortant tout droit de la Terre à quelques mètres de nous. Les photos que j'ai prises ne donnent malheureusement pas grand chose. Il va falloir y descendre pour voir de vous même :-)
Absolument subjugué, je ne me rends pas compte que mon groupe n'est plus là !! Ils ne m'ont pas attendu les sacripants !! Je me retrouve donc seul, un peu flippé et les cherchant partout. Un autre groupe passant par là me receuille avant que je n'entende des grands cris. Ils me cherchent... ouf !! Ahah je les rejoins rapidement, ils m'ont fait peur ces oufs !!! Le guide a rétorqué à mes potes que je rentrerai bien avec un autre groupe, donc qu'ils ne m'attendraient pas. Il est sympa lui !!! On remonte rapidement pour attendre au point de vue, pendant une bonne heure, le levé du soleil sous un vent glacial... Mais au fait il est où ce fameux lac dans le cratère ?? Et le spectacle n'est pas terminé...
Les premières lueurs du matin commencent à poindre et on commence à distinguer peu à peu le volcan sur lequel nous avons grimpé. Plus la lumière arrive, plus nous sommes émerveillés par le panorama qui se présente devant nos yeux. Le cratère immense est désertique et lunaire. Une immense coulée de lave solidifiée redescend jusqu'à l'endroit où la fumée s'échappe : le sol est tout jaune, recouvert de soufre. On y était !!! Et juste à côté, le lac... On ne l'avait pas remarqué celui-là là en bas !! Un pas de plus et on disparaissait dans cette immense étendue d'eau verte turquoise magnifique. L'autre groupe nous rejoint finalement et nous pouvons tous les deux admirer ce panorama absolument grandiose. Comme la Nature peut être belle et fascinante !!!!!! Sans conteste un des grands points forts de notre voyage :-)
Ce sont les souvenirs plein la tête que nous redescendons tranquillement le volcan, en discutant avec les porteurs de soufre pour rejoindre notre bus. Il nous faut maintenant, sans douche et puant le soufre, rejoindre Bali pour prendre notre avion le lendemain. Une longue journée de bus nous attend une nouvelle fois, mais bon on va dormir et puis c'était tellement incroyable ce matin...
Quelques heures de bus et de ferry plus tard, nous voilà de retour à Kuta pour une dernière nuit en Indonésie. Toutes ces péripéties méritent bien une petite dernière séance de surf (génial!!) avant de prendre l'avion le soir même pour notre prochaine destination. L'Indonésie est le pays où nous sommes le plus resté jusqu'à présent et le temps est passé tellement vite. Que de découvertes et d'activités nouvelles : surf, plongée, volcans... Malgré toutes les galères et l'extrême fatigue accumulée, Java restera un souvenir impérissable avec un finish en apothéose. On va sûrement être obligé d'y retourner...
A très vite !!!!
Photos en vrac :
Surabaya :
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| Notre avion |
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| Surabaya la nuit |
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| Salle d'attente à la gare de Surabaya |
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| Sur le chemin de Yojakarta |
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| Bastien et ses nouveaux amis |
Yojakarta :
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| Casque obligatoire ! |
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| Bidonville de Yojakarta et ses rues |
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| Une mamie heureuse du bidonville de Yojakarta |
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| Festival d'art martial |
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| A table !!! |
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| Groupe de discussion - Langue anglaise L1 |
Selo et le Mont Merapi :
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| Sur la route du mont |
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| Principale route de Selo, point de départ des treks pour le Merapi |
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| Villageois au travail |
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| Chez notre guide |
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Nos amis d'escapade :
Guillaume, Amélie et Maxime |
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| Départ très matinal pour le Merapi |
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| Au sommet du Merapi - Paysage lunaire |
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| Nous tous avec notre guide au sommet |
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| Bast et Max avec l'équipe de vulcanologues |
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| Les rocaille laisse la place à la verdure |
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| Un petit thé chaud pour nous récompenser. |
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Le Merapi lors de notre départ :
Pas un nuage !!! Grrrr !!! |
Le Birdy Market de Yojakarta :
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| Bébé hibou derrière les barreaux |
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| Python albinos déjeunant |
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| Rencontre souris-python |
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| Chat sauvage emprisonné |
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| Singe tout maigre emprisonné |
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| Colonie de bernards l'hermittes peinturlurés |
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| Poussins bombés derrière les barreaux |
Région du mont Bromo :
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| Villageoise habillée en tenue traditionnelle. |
Mont Ijen - Volcan de soufre :
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| Mineur portant une roche de soufre |
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| Mineur travaillant le soufre |
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| Blue lights du lac, cratère du Mont Ijen |
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| Paniers de transport du soufre |
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| Mineur en voie de rapporter le soufre au village |
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| Bast et son guide |
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| L'équipe de randonneurs de minuit et demie |
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| Le cratère avec son lac et sa fumée de soufre |
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| La mine de soufre au pied du lac acide |
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| Vue sur les volcans avoisinants, depuis Ijen |
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| Porteur de soufre |
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| Papa Agous, 63 ans, porteur de soufre |
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| Nous deux !! |
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| La fumée de soufre cachant le paysage |
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| L'équipe de randonneur de 3h30 du matin avec Papa Agous |
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| Dessins de la roche du volcan |
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| A l'arrivée sur le cratère, la végétation est brûlée |
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| Bast porteur de soufre. |
e viens enfin de prendre le temps de lire ce post et qui impressionnée par tant de détermination. Maintenant que vous avez affronté les bedbugs, les rats , le souffre, la jungle et la nuit vous allez retrouver un contexte français bien ennuyeux et trop confortable pour vous : vous allez devoir dormir dans les égouts pour vous ré acclimater !!!Plein de bises à vous déjà dans le désert Australien
RépondreSupprimerAh mais j'avais pas vu ce dernier post !!!! purée tu as la fibre littéraire :)
RépondreSupprimeren tout cas, ca fait plaisir de voir les photos... je suis allée à l'essentiel...lol ::: bisous!! ici on est passé de hiver à automne, sans passer par printemps et été, c'est toujours aussi gris !!! xoxo