Suoï Sadaï !!
Notre dernière semaine
au Cambodge fut très très très très riche en émotions :-)
Nous avons en effet
accomplis un grand rêve d'Audrey depuis bien longtemps : faire
du volontariat auprès d'enfants défavorisés !!!!! (le cœur
sur la main ma petite Audrey:-) )
Nous avions entendu dire
que le Cambodge regorgeait de possibilités de ce genre. Eh bien nous
n'avons pas été déçus !!!! Il faut savoir qu'avec les
récents évènements évoqués dans le précédent article, le pays
est très pauvre et en perpétuelle reconstruction. De nombreuses
associations sont donc présentes ici, et le monde entier verse des
subventions pour aider le pays dans cet effort. On peut ainsi voir
devant les maisons gracieusement offertes « Donated by
Belgium » ou « Donated by Australia ». Sur les
écoles également, certains hôpitaux et même certaines voitures.
C'est assez incroyable de voir comment la majorité des
infrastructures, plus ou moins modernes, sont sur pied grâce à la
solidarité internationale (le gouvernement en joue, malheureuement,
un peu également afin de se faire payer certaines sommes indues).
Malheureusement le manque
de ressources n'est pas que matériel. Il touche également l'humain
et les connaissances. Après le génocide des élites, le pays manque
cruellement de professeurs et de personnes pouvant enseigner les
langues étrangères, notamment l'anglais. Le vivier est en cours de
formation mais la situation est loin d'être rétablie.
Il n'est donc pas rare de
voir dans les agences de voyage ou les restaurants des affiches
mentionnant des associations demandant désespérément
(« Desperatly » dans le texte) des english speakers pour
donner des cours d'anglais aux enfants.
Ce qui est assez
étonnant, c'est qu'il est quasiment impossible de trouver une
association sur internet pour organiser son séjour caritatif !!!
Ou alors les séjours proposées sont payants, à raison de 30$ par
jour pour donner de son temps et aider les enfants !!!! Un
comble !!!
En routard que nous
sommes devenus, « Wait and see » est devenu notre devise.
En gros, on verra sur
place :-) Nous avons trouvé sans aucun problème quelques
contacts et adresses à Phnom Penh pour notre projet. Mais rien de
bien transcendant. Nous avons ensuite acheté (nos mamans bien sûr)
les services d'un guide, Lina d'une vingtaine d'années, pour visiter
le plus grand temple d'Angkor : Angkor Wat. Après quelques
échanges nous avons découvert qu'il était orphelin et qu'il avait
été accueilli par une association dans les alentours de Siem Reap.
C'est avec un grand sourire ému qu'il nous a encouragé à nous
enrôler dans le centre d'accueil dans lequel il a grandi !!!! Notre
décision était prise : ce sera LA :-)
Il nous a donné les
coordonnées de Mr Thy, le directeur du centre de Takos. Ce
cambodgien de 65 ans, parlant très bien le français, a dédié sa
vie aux enfants. Lui-même père de deux filles, dont l'une vit en
France, il a été directeur d'un orphelinat pendant de nombreuses
années. Il a ensuite consacré sa retraite à la gestion de ce camp
qui accueille en permanence environ 60 enfants défavorisés. Ses
enfants l'appellent tous affectueusement Papa Thy, y compris toujours
Lina, et c'est assez émouvant !!! Il nous a dit avoir pris en
charge plus de 1000 enfants dans sa vie... Impressionnant :-).... Et
il est resté en contact avec une grande partie d'entre eux.
Le camp est supporté par
une association française basée à Fougères près de Rennes :
Les Enfants de la Rizière (http://enfantsdelariziere.e-monsite.com).
L'association, en France, est chargée de collecter les fonds pour
faire fonctionner le centre. Les dons se font sous deux formes
différentes : le parrainage d'un enfant (30 euros par mois) ou
le parrainage collectif par des dons réguliers ou ponctuels.
Les familles trop pauvres
pour subvenir correctement aux besoins de leurs enfants et/ou les
familles ayant d'importants problèmes familiaux, déposent un
dossier auprès de l'action sociale cambodgienne, et Mr Thy effectue
la sélection. Les enfants, à partir de 8 ans environ, sont alors
pris en charge jusqu'à l'obtention d'un travail, c'est à dire de
très nombreuses années !!
Les enfants sont pris en
charge de A à Z (suivant les critères de vie basique au Cambodge,
c'est tout de même nécessaire de le préciser) : un toit pour
dormir, les repas, des médicaments de première nécessité, une
éducation stricte comme la politesse et le respect, une bonne
hygiène de vie (hygiène corporelle, propreté de l'environnement,
vaisselle, lessive...), des cours d'anglais, etc. Les enfants vont à
l'école publique et ont une heure d'anglais par jour, le soir de 19h
à 20h. Et quand des volontaires se présentent, quelques heures de
français le matin ou l'après-midi peuvent aussi s'avérer utiles
:-)
Les enfants participent
donc très activement à la vie du Centre : balayage de tout le
terrain, matin et soir, travaux collectifs d'entretien des bâtiments,
vaisselle (chacun a son assiette, son verre et ses ustensiles
numérotés pour éviter la contagion des maladies comme la
salmonellose), lessive de leur propre linge et tout ce qui est lié à
la vie du centre. Et on peut dire que chacun sait ce qu'il doit
faire. Parfois un petit recadrage est nécessaire, mais cela
fonctionne bien malgré tout. Les enfants sont très autonomes, quand
on essaye d'aider, on est assez perdu car tout roule déjà comme sur
des roulettes :-)
Le camp, sans
électricité, est basé à environ 20 km de Siem Reap. Et comme les
volontaires ne sont pas autorisés à dormir sur place, ce sera
tuk-tuk pendant 45 min aller tous les jours !! Le camp est
composé de trois dortoirs (un garçon et deux filles), deux salles
de classe, une cuisine et une grande salle commune, des douches, des
toilettes, une salle de musique, une bibliothèque... Tous ces
bâtiments sont éparpillés sur un grand terrain sablonneux et
parsemé de nombreux arbres. En ces temps de grosse chaleur, sans
clim ni ventilateur, ça fait la différence... Autant vous dire que
toutes ces installations sont assez archaïques par rapport à nos
standards européens : la plupart des bâtiments sont en bois de
palmier, avec des lits sans matelas, les salles de classe en pleine
air, etc...
Papa Thy, comme tout le
monde l'appelle ici, est assisté de M. Chanta, son adjoint mais
également professeur et adjoint du proviseur de l'école publique,
d'une cuisinière, d'un professeur de sport de l'école et d'une
surveillante des dortoirs. Ils vivent tous en permanence dans le
camp. On y rajoute trois chiens qui protègent le camp des animaux
sauvages dangereux comme les serpents (eh oui c'est la pleine
campagne ici!!), quelques chats et les poules du voisin qui se
baladent par-ci par-là :-) Sans oublier le petit voisin de 4 ans,
qui leur rend visite tous les jours. Il touche tout. Je pense qu'il a
simplement besoin que l'on s'occupe de lui. Sa mère ne le fait plus
et son père travaille très dur.
Maintenant que le décor
est planté, on peut débarquer. Nous avons contacté Papa Thy qui
nous a redirigé vers une bénévole française, Anne au centre
depuis 3 mois, qui nous a bien aidé à nous familiariser avec tout
ce petit monde. Merci à toi Anne !!!
Nous avons débuté notre
semaine par un après-midi de cueillette de mangues (aïe, attention
aux grosses fourmis rouges !!), très bon moyen de lier
connaissance et de se faire adopter par les jeunes. Ils ont tous des
personnalités bien distinctes et sont également très proches les
uns des autres. Ils sont aussi très touchants dans leur manière
d'être : un après-midi passé à leur côté a suffit à ce
qu'ils nous prennent par la main, qu'ils nous enlacent, qu'ils nous
chantent des chansons et qu'ils commencent à nous apprendre quelques
mots de Khmer.
Ce qui est le plus
difficile : retenir leurs prénoms. Nous avions bien hâte
d'être au lendemain !!
Voici quelques-uns
des jeunes de l'association :
Pouch :
Petite puce qui a perdu ses parents et élevée par ses
grands-parents. Il y a 2 mois, son père aurait été retrouvé et
n'était finalement pas décédé comme on le pensait. Elle demande
beaucoup d'attention et n'est jamais très loin.
Em :
Adolescent de 16 ans, il est très réservé, et semble assez agile
de ses mains. Mais
également assez sensible. Nous lui avons demandé de se calmer
pendant le cours, car il était trop agité, il s'est renfermé sur
lui-même, et ne nous a plus adressé la parole de tout le restant de
la semaine.
Nee : Petit
gars très actif et vrai diablotin. Le canaliser risque
d'être difficile... Finalement pas tant que ça. Dès que nous lui
proposons des jeux qui lui permettent de se dépenser, il est
toujours de la partie.
Maï-Maï :
La gentillesse même. Très timide, elle préfère rester en retrait
et écouter sans rien dire. Ma première louloute (dixit Audrey,
est-il possible de le préciser).
Khea : Voici
ma deuxième louloute (idem). Très posée, comme Maï-Maï elle est
la gentillesse même, mais semble plus sûre d'elle.
Sophear :
Adolescent de 12 ans qui adore apprendre. Et en plus il le fait très
vite ! Il souhaite devenir professeur. Intelligent et
consciencieux comme il est, il y parviendra !
Rong :
Adolescent de 16 ans, qui adore parler les langues étrangères,
notamment l'anglais et le français. Curieux dans l'âme et
connaissant l'Histoire de son pays sur le bout des doigts, il est une
vraie pipelette. Il
souhaite devenir guide à Angkor ou professeur.
Samlhot :
Adolescente de 16 ans, et meilleure amie de Rong, elle aime tout
aussi apprendre que lui. Il lui arrive souvent de se mettre à rire
aux éclats.
Borath :
Ca y est, le trio est au complet... Ami de Rong et de Samlhot, il est
aussi pipelette que le premier et aussi enjoué que la deuxième.
Nous ne l'avons, malheureusement, connu que le dernier jour. Mais
pour le peu que nous l'ayions vu, c'est un sacré personnage !
Et, ils sont 60 comme ça,
tous très différents mais aussi très complices !!
Ils sont toujours en train
de se cogner, de se poursuivre en jouant ou de se faire des câlins
dans les hamacs. Comme qui dirait, des frères et sœurs quoi !!!
Dès notre première
journée de cours de français, les enfants nous appelèrent
« teacher ». Ca fait tout drôle de s'entendre appeler
ainsi.... (Bastien : moi j'ai bien kiffé, tu pequx aussi
m'appeler « Boss » petit). Pour eux c'est une marque de
respect, qu'on pouvait remarquer dans leurs actes de tous les jours :
ils nous saluaient tous les matins quand nous arrivions, et chaque
fois qu'ils partaient à l'école, pour nous dire au-revoir. Pour
cela, ils mettaient leurs 2 mains l'une contre l'autre, les
rapprochaient de leur menton et nous enjouaient d'un chaleureux
« Hello teacher !!! ». En cours, ils restaient
debout tant qu'on ne leur disait pas de s'asseoir, et se levaient dès
qu'on les interrogeait. Chez nous, on dirait presque des manières de
la vieille école mais on ressent un vrai respect envers le
professeur qui s'est peut-être égaré dans notre pays.
A l'heure du déjeuner,
11h30 (Eh oui c'est très tôt), chacun prend son assiette, son verre
et sa cuillère, et part s'installer à sa table.
A partir du moment où
ils commencent à manger, plus un bruit ! En fait si, quelques
chuchottements timides et surtout le bruit des cuillères dans les
assiettes !! Ce moment assez solennel est étonnant surtout
quand on s'attend au gros bazar des cantines françaises. Certains
terminent de manger en 10 minutes tandis que d'autres peuvent prendre
une demi-heure.
Une fois qu'ils ont
terminé leur repas, ils nettoient leurs assiette, verre et couverts
et les mettent à sécher dans une sorte d'enclos qu'ils ont
construit et réservé à la vaisselle.
L'après-midi, certains
vont à l'école (ceux qui n'y sont pas allés le matin) entre 14h et
17h, les autres restent au centre. Soit ils se reposaient ou
faisaient ce qu'ils souhaitaient, soit ils venaient en cours de
français.
Cela nous donne
l'occasion de faire un petit apparté concernant l'école
cambodgienne. Pour commencer nous avons renoncé à comprendre le
rythme scolaire et sa logique organisationelle. Ils ont généralement
cours du lundi au samedi, certains le matin, d'autres l'après-midi.
Le lendemain on inverse, ou pas. On peut aller à l'école, et si le
professeur n'est pas là, on rentre. Les cours devaient normalement
reprendre le lundi après une semaine de vacances pour le nouvel An
khmer. Ils ont repris au compte goutte à partir du mardi.
Apparemment le Bac cambodgien est organisé tous les ans un mois
différent. En 2013 ce sera en août.
Le niveau d'étude n'est
apparrement pas terrible. Khmer, maths, biologie, géographie... Une
ou deux heures par semaine sont aussi consacrées au nettoyage des
salles de classe et de l'école. Les classes de cours sont dans des
bâtiments avec toit en tôle, d'où une chaleur insupportable
l'après-midi !!
Bref l'école prépare à
vivre au Cambodge et non à l'étranger. Espérons que le niveau
s'élève afin d'offrir de meilleures perspectives aux futurs
écoliers.
Nous faisions quant à
nous cours pendant une heure le matin, consacrée aux petits, et deux
autres heures l'après-midi : une pour les petits qui étaient à
l'école le matin, et l'heure qui suivait pour les plus grands.
Voici comment nous
travaillions avec eux, professionnels que nous sommes :
Avec les petits nous
débutions la leçon par une chanson en français, nous continuions
par l'apprentissage des nombres de 1 à 100 (un peu tous les jours)
puis par du vocabulaire en jouant au pictionnary - chacun passait au
tableau pour dessiner ce qu'il voulait, et nous leur traduisions - et
nous terminions le cours par une dernière chanson. Nous leur avons
appris la chanson de La Famille Tortue (pour les spécialistes car
moi, Bastien, jamais entendu parlé), et Frère Jacques, qu'ils
connaissaient déjà, mais en canon s'il vous plaît.
Travailler avec eux était
un pur moment de plaisir. Quelle énergie, et que de sourires et de
rires qui irradiaient la salle de classe et nos journées !!
Pour les grands, nos
cours s'organisaient différemment. Comme ils maîtrisaient déjà un
peu plus le français, pour certains même très bien, à leur
demande, nous leur apprenions du vocabulaire. C'est ce dont ils
avaient le plus besoin. En une semaine nous ne pouvions pas aborder
des points grammaticaux, qui pouvaient être assez difficiles à
comprendre pour eux.
Autant chez les petits
que chez les grands, nous nous sommes rendus compte qu'ils
enregistraient très rapidement les informations qu'on leur apprenait
et qu'ils étaient très volontaires.
Après le repas aux
heures les plus chaudes, place aux activités de détente avec le
moins d'activité physique possible : sieste, lecture (une bonne
BD Lucky Luke dans un hamac en pleine cambrousse cambodgienne, y a
que ça de vrai!!) mais aussi discussions, échanges et musique !!
La
musique est la passion de Papa Thy. C'est pourquoi, il encourage tous
ses enfants à pratiquer d'un instrument de musique traditionnel :
xylophone et tambourin essentiellement. Parmi tous les enfants, 1 ou
2 sortent du lot. Thy a réussi à faire partir la plus âgée à
l'école d'art traditionnel de Phnom Penh, pour qu'elle se
perfectionne : elle souhaite devenir professeur de musique. La
plus jeune n'a pas encore eu cette chance, car le siège français la
trouve trop jeune. La Présidente tente d'expliquer à Thy qu'elle a
encore beaucoup à apprendre avant de se lancer dans des études de
musique, d'autant plus qu'elle pourrait se tourner vers un autre
domaine qui lui conviendra peut-être mieux. Thy ne comprend pas
trop, ou ne l'accepte pas, je ne sais pas. En tout cas, petit choc
des cultures qui ne doit certainement pas être le seul. Toujours
est-il que c'était top de les écouter jouer et chanter à tue-tête
tous ensemble tous ces morceaux cambodgiens !!
L'après-midi après les
cours, une fois que la grosse chaleur s'était dissipée (on
transpirait à grosses gouttes rien que d'être debout dans la
classe), nous faisions des jeux collectifs surtout avec les petits.
Nous voulions leur apprendre plusieurs jeux, mais celui dont ils
raffolaient était la balle aux prisonniers.
Ils nous ont tués, nous
étions sur les rotules tous les soirs en rentrant !! Mais
qu'est-ce nous avons rit tous ensemble !!
Quand ils faisaient leurs
corvées, souvent ils nous demandaient de les aider. Une fois ça
s'est terminé en jeu. Un jeu que nous intitulerons : « La
Havaianas de teacher Bastien ».
Les filles avaient décidé
de piquer les Havaianas de Bastien (mes précieuses tongs, les
pestes !). Comme elles n'y parvenaient pas toutes seules (elles
m'ont pourtant submergé sous le nombre, comme je suis fort), elles
sont venues me chercher (Audrey, une autre gentille peste). Quand
j'ai compris ce qu'elles voulaient, je leur ai donner LE truc pour
parvenir à leur fin : les chatouilles au teacher Bastien. Ca
n'a pas loupé, en 2 minutes c'était plié (c'est très bas).
Bastien s'est mis à leur courir après, mais elles se faufilaient
partout. Dur dur pour le pauvre teacher pieds nus dans le sable !!
Enfin, il parvient à
récupérer l'une de ses flip-flop, mais l'autre était toujours
quelque-part dans la nature. Les filles se la passaient des unes aux
autres à chaque pas que Bastien faisait vers celle qui l'avait en
main. Voyant toute cette excitation, les garçons vinrent en renfort
pour aider leur teacher, et là, la chance n'a pas tardé à changer
de camp ; en 5 minutes teacher Bastien avait récupéré sa
deuxième flip-flop (on voit sur qui on peut compter dans la vie hein
!!!!!! Les bonhommes il y a que ça de vrai les copains ahahhaah).
Fin de la partie ! On peut dire qu'on s'est sacrément bien
marré quand même :-D
Notre dernière journée
fût plus tranquille, mais tellement émouvante. Journée « Last
Day , No Lesson ». Nous n'avons fait que jouer :
pictionnary et jeux de plein air. Dans l'après-midi, nous avons
visité leur école, avec Chanta. Sur le chemin, nous avons rencontré
Rong, Samloth et Borath, qui nous suivirent pendant toute la visite.
En rentrant au village, nous avons décidé de rester jusqu'à ce que
les petits aient terminé leur après-midi d'école. Nous voulions
dire au-revoir à tout le monde sans exception....
Nous avions apporté un
t-shirt pour qu'ils puissent y inscrire leur noms.... Je dois dire
que ça a eu du succès. Il est taggué de partout !!
Mais voici LE moment le
plus intense : ils étaient tous présents. Les filles se
jetaient les une après les autres dans nos bras pour nous faire de
gros câlins, et ne nous lâchaient plus. Certaines voulaient encore
jouer avec nous en les faisant tournoyer comme des avions. 3 d'entres
elles nous ont offert des bracelets qu'elles avaient fait
spécialement pour nous. Et autant les garçons que les filles nous
ont remis des lettres, des plus touchantes, en anglais pour nous
remercier pour cette semaine passée à leur côté.
Nous avons eu beaucoup de
mal à nous diriger vers la sortie, mais une fois arrivés là-bas,
ils se mirent en lignes, les plus petits devant et les plus grands
derrière, et nous ont offert un medley de chansons : La Famille
Tortue, Pagailler Pagailler et pour finir Frère Jacques.
Comment ne pas pleurer !!
Qu'il était difficile de les quitter !! Dans notre tuk-tuk nous
ramenant vers Siem Reap, nous leur criions « NOUS VOUS
AIMONS !!! ». Grosses émotions pour grosse expérience.
Une belle leçon de vie, d'humilité et de solidarité. Ca ne
m'étonnerait pas qu'on devienne parrain/marraine un de ces jours
tiens... Mince alors on va être obligé d'aller rendre visite à
notre filleul(e) !!
La dernière soirée à
Siem Reap fût entâchée d'un groooos orage ! Nous n'avons même
pas pu nous faire masser une dernière fois avant de partir, quelle
honte !!!
Notre départ, tôt le
samedi matin, résume assez bien ces trois premiers mois de voyage en
Asie du Sud-Est. Nous nous renseignons environ 3 fois la veille sur
la possibilité de prendre le petit-déjeuner tôt le matin (6h) à
notre guest-house afin d'être dans les temps pour notre vol. Trois
réponses positives et un repos bien mérité plus tard, c'est avec
difficulté que nous émergeons, mais aussi avec joie et impatience
de débuter cette journée du bon pied. Notre réceptionniste endormi
et héberlué nous assène avec hésitation de prendre place et de
patienter 5 minutes. A peine le temps d'attraper la chaise que nous
voyons, un mec sorti de nulle part, partir on ne sait où en trombe
sur son scooter... Tiens c'est bizarre... 20 minutes plus tard, le
voilà de retour avec le pain... Oui mais voilà on doit y aller
nous !!! Nous emporterons donc notre baguette sans beurre, sans
confiure, sans café, sans thé que nous mangerons dans le tuk-tuk...
Ils ont encore tellement
de progrès à faire en terme d'organisation et de communication...
Mais c'est également ce qui donne tellement de charme à cette
partie du globe !!!
C'est donc avec un gros
pincement au cœur que nous quittons ce merveilleux pays où nous
reviendrons dès que possible. Et puis nous sommes tout de même
assez excités de repartir à l'aventure !!
We're back on roads
guys !!!!
Photos en vrac :
Village des Enfants de la Rizière et ses alentours :
| Sur la route qui nous mène au village |
| Le butin de mangues bien juteuses ! (Certaines offertes aux voisins, les autres gardées pour le village) |
| L'entrée du village |
| Dortoir récent des filles |
| Intérieur du vieux dortoir des filles : Lits sur lesquels les enfants dorment |
| Dans le village |
| Salle de musique et QG de papa Thy |
| La salle à manger |
| La cuisine |
| La cuisine extérieur |
| Le coin vaisselle |
| Le coin séchage de la vaisselle |
| La bibliothèque : extérieur |
| La bibliothèque |
| Ecole publique : Salle de cours |
| Un des établissement des grands |
| La cour de récréation - établissement des petits |
Les enfants, Chanta et Thy dans le village :
| Bastien, Pouch & Anne |
| Le petit voisin |
| Papa Thy en chemise blanche, au milieu de la salle à manger |
| Sophear sonnant la cloche pour annoncer le début du cours |
| Pause musique |
| Em et son teacher |
| Pause musique |
| Départ pour l"école |
| Les au-revoir des filles |
| Miss Kim Lourn |
| Les petites chipies |
| Et voici les autres ! |
| Chanta, adjoint de Thy et professeur à l'école |
| Miss Maï-Maï |
| De dos : Khea à gauche et Teang à droite De face : Horn à gauche et Pouch à droite |
| Nos furies en compagnie de M. Tickle et d'Idefix nos mascottes. A gauche : Boromey ; Au centre : Hong et Pouch derrière ; A droite : Sophear |
| Les grands : Rong (devant à gauche), Samloth (à côté de lui) Notre presque grand : Sophear (devant à droite) |
| Les filles avec Kountrain, notre chauffeur de tuk-tuk de 18 ans |
| Boromey chauffeur improvisé de tuk-tuk, conduisant Nee et Bastien |
| Rong, Samloth, Chanta, Borath et Bastien |
Nous, teachers d'une semaine :
| Apprentissage de la chanson La Famille Tortue |
| De gauche à droite : Maï-Maï, à côté de moi et peu visible Khea, Hong ; de dos : Teang et Pouch |
| Sophear recopiant ses cours et ses teachers |
Notre dernier jour :
| Le succès du t-shirt : Same Same but different |
| Soly et Pouch |
| Avec les grands |
| Le "YO !" de Nee (devant), Boromey et teacher Bastien |
| Soly |
| Derrière : Maï-Maï et Khea |
| L'un des rares sourires de Maï-Maï immortalisé |
| La choral des au-revoir |
| ON VOUS AIME !!! |
| Dur dur de monter dans le tuk-tuk !! |
| Un dernier message de notre chipie de Kim Lourn |
quelle belle expérience. J'ai l'impression qu'une vocation est née. Bravo à tous les deux
RépondreSupprimerouh la la .. séquence émotion ... on se croirait dans un film romantique .. oui .. j'ai versé quelques larmes ce matin tellement vous nous transmettez vos émotions et tout ce que vous avez vécu dans cette expérience unique .. gros bisou de Port Marly
RépondreSupprimerSuperbe expérience!! C'est génial d'avoir fait ça!! J'avais la petite larme à l'oeil en vous lisant... Gros bisous à vous deux . Claire!! Benj et Noah se joignent à moi pour vous faire d'énorme bisous
RépondreSupprimerCa m'fait plaisir pour vous tout ce que vous vivez c'est génial! Au passage merci j'ai bien reçu vos cartes top !! (j'ai retrouvé du taf pour info)
RépondreSupprimerLa bise et continuez bien !
Merci pour ce "bain d'Asie" comme si nous y étions. Des manières de vivre et de penser bien différentes des occidentales, mais propres à nous "remettre les oreilles droites", et je crains que notre monde occidental en ait bien besoin.
RépondreSupprimerQuelle riche expérience aussi que cette improvisation dans le rôle de professeurs.
Audrey, quel chemin parcouru entre la Thaïlande en son temps et ce périple. Vraiment Bravo !
et tant pis si la tenue de ce blog vous prend un temps fou !
Monique