Le voyage d'une vie !

Le voyage d'une vie !

Après 4 années d'aventures parisiennes, nous avons décidé de vivre la vie excitante de globe-trotter pendant 6 mois.
Nous voilà donc partis à la découverte de notre belle planète sac-à-dos sur le dos : Inde - Birmanie - Thaïlande - Laos - Vietnam - Cambodge - Malaisie - Indonésie - Australie - USA.

Petit clin d'oeil à nos parents pour notre site où nous utilisons nos surnoms d'enfance : Babou et Baboush.

Le Babou-sh-aroundtheworld peut maintenant commencer !

NOUVEAU : retrouvez notre parcours sur la carte en bas du blog !!!

mercredi 1 mai 2013

Le Cambodge version émotions

Suoï Sadaï !!







Notre dernière semaine au Cambodge fut très très très très riche en émotions :-)

Nous avons en effet accomplis un grand rêve d'Audrey depuis bien longtemps : faire du volontariat auprès d'enfants défavorisés !!!!! (le cœur sur la main ma petite Audrey:-) )

Nous avions entendu dire que le Cambodge regorgeait de possibilités de ce genre. Eh bien nous n'avons pas été déçus !!!! Il faut savoir qu'avec les récents évènements évoqués dans le précédent article, le pays est très pauvre et en perpétuelle reconstruction. De nombreuses associations sont donc présentes ici, et le monde entier verse des subventions pour aider le pays dans cet effort. On peut ainsi voir devant les maisons gracieusement offertes « Donated by Belgium » ou « Donated by Australia ». Sur les écoles également, certains hôpitaux et même certaines voitures. C'est assez incroyable de voir comment la majorité des infrastructures, plus ou moins modernes, sont sur pied grâce à la solidarité internationale (le gouvernement en joue, malheureuement, un peu également afin de se faire payer certaines sommes indues).
Malheureusement le manque de ressources n'est pas que matériel. Il touche également l'humain et les connaissances. Après le génocide des élites, le pays manque cruellement de professeurs et de personnes pouvant enseigner les langues étrangères, notamment l'anglais. Le vivier est en cours de formation mais la situation est loin d'être rétablie.
Il n'est donc pas rare de voir dans les agences de voyage ou les restaurants des affiches mentionnant des associations demandant désespérément (« Desperatly » dans le texte) des english speakers pour donner des cours d'anglais aux enfants.
Ce qui est assez étonnant, c'est qu'il est quasiment impossible de trouver une association sur internet pour organiser son séjour caritatif !!! Ou alors les séjours proposées sont payants, à raison de 30$ par jour pour donner de son temps et aider les enfants !!!! Un comble !!!

En routard que nous sommes devenus, « Wait and see » est devenu notre devise.
En gros, on verra sur place :-) Nous avons trouvé sans aucun problème quelques contacts et adresses à Phnom Penh pour notre projet. Mais rien de bien transcendant. Nous avons ensuite acheté (nos mamans bien sûr) les services d'un guide, Lina d'une vingtaine d'années, pour visiter le plus grand temple d'Angkor : Angkor Wat. Après quelques échanges nous avons découvert qu'il était orphelin et qu'il avait été accueilli par une association dans les alentours de Siem Reap. C'est avec un grand sourire ému qu'il nous a encouragé à nous enrôler dans le centre d'accueil dans lequel il a grandi !!!! Notre décision était prise : ce sera LA :-)

Il nous a donné les coordonnées de Mr Thy, le directeur du centre de Takos. Ce cambodgien de 65 ans, parlant très bien le français, a dédié sa vie aux enfants. Lui-même père de deux filles, dont l'une vit en France, il a été directeur d'un orphelinat pendant de nombreuses années. Il a ensuite consacré sa retraite à la gestion de ce camp qui accueille en permanence environ 60 enfants défavorisés. Ses enfants l'appellent tous affectueusement Papa Thy, y compris toujours Lina, et c'est assez émouvant !!! Il nous a dit avoir pris en charge plus de 1000 enfants dans sa vie... Impressionnant :-).... Et il est resté en contact avec une grande partie d'entre eux.

Le camp est supporté par une association française basée à Fougères près de Rennes : Les Enfants de la Rizière (http://enfantsdelariziere.e-monsite.com). L'association, en France, est chargée de collecter les fonds pour faire fonctionner le centre. Les dons se font sous deux formes différentes : le parrainage d'un enfant (30 euros par mois) ou le parrainage collectif par des dons réguliers ou ponctuels.
Les familles trop pauvres pour subvenir correctement aux besoins de leurs enfants et/ou les familles ayant d'importants problèmes familiaux, déposent un dossier auprès de l'action sociale cambodgienne, et Mr Thy effectue la sélection. Les enfants, à partir de 8 ans environ, sont alors pris en charge jusqu'à l'obtention d'un travail, c'est à dire de très nombreuses années !!

Les enfants sont pris en charge de A à Z (suivant les critères de vie basique au Cambodge, c'est tout de même nécessaire de le préciser)  : un toit pour dormir, les repas, des médicaments de première nécessité, une éducation stricte comme la politesse et le respect, une bonne hygiène de vie (hygiène corporelle, propreté de l'environnement, vaisselle, lessive...), des cours d'anglais, etc. Les enfants vont à l'école publique et ont une heure d'anglais par jour, le soir de 19h à 20h. Et quand des volontaires se présentent, quelques heures de français le matin ou l'après-midi peuvent aussi s'avérer utiles :-)
Les enfants participent donc très activement à la vie du Centre : balayage de tout le terrain, matin et soir, travaux collectifs d'entretien des bâtiments, vaisselle (chacun a son assiette, son verre et ses ustensiles numérotés pour éviter la contagion des maladies comme la salmonellose), lessive de leur propre linge et tout ce qui est lié à la vie du centre. Et on peut dire que chacun sait ce qu'il doit faire. Parfois un petit recadrage est nécessaire, mais cela fonctionne bien malgré tout. Les enfants sont très autonomes, quand on essaye d'aider, on est assez perdu car tout roule déjà comme sur des roulettes :-)

Le camp, sans électricité, est basé à environ 20 km de Siem Reap. Et comme les volontaires ne sont pas autorisés à dormir sur place, ce sera tuk-tuk pendant 45 min aller tous les jours !! Le camp est composé de trois dortoirs (un garçon et deux filles), deux salles de classe, une cuisine et une grande salle commune, des douches, des toilettes, une salle de musique, une bibliothèque... Tous ces bâtiments sont éparpillés sur un grand terrain sablonneux et parsemé de nombreux arbres. En ces temps de grosse chaleur, sans clim ni ventilateur, ça fait la différence... Autant vous dire que toutes ces installations sont assez archaïques par rapport à nos standards européens : la plupart des bâtiments sont en bois de palmier, avec des lits sans matelas, les salles de classe en pleine air, etc...

Papa Thy, comme tout le monde l'appelle ici, est assisté de M. Chanta, son adjoint mais également professeur et adjoint du proviseur de l'école publique, d'une cuisinière, d'un professeur de sport de l'école et d'une surveillante des dortoirs. Ils vivent tous en permanence dans le camp. On y rajoute trois chiens qui protègent le camp des animaux sauvages dangereux comme les serpents (eh oui c'est la pleine campagne ici!!), quelques chats et les poules du voisin qui se baladent par-ci par-là :-) Sans oublier le petit voisin de 4 ans, qui leur rend visite tous les jours. Il touche tout. Je pense qu'il a simplement besoin que l'on s'occupe de lui. Sa mère ne le fait plus et son père travaille très dur.

Maintenant que le décor est planté, on peut débarquer. Nous avons contacté Papa Thy qui nous a redirigé vers une bénévole française, Anne au centre depuis 3 mois, qui nous a bien aidé à nous familiariser avec tout ce petit monde. Merci à toi Anne !!!

Nous avons débuté notre semaine par un après-midi de cueillette de mangues (aïe, attention aux grosses fourmis rouges !!), très bon moyen de lier connaissance et de se faire adopter par les jeunes. Ils ont tous des personnalités bien distinctes et sont également très proches les uns des autres. Ils sont aussi très touchants dans leur manière d'être : un après-midi passé à leur côté a suffit à ce qu'ils nous prennent par la main, qu'ils nous enlacent, qu'ils nous chantent des chansons et qu'ils commencent à nous apprendre quelques mots de Khmer.
Ce qui est le plus difficile : retenir leurs prénoms. Nous avions bien hâte d'être au lendemain !!

Voici quelques-uns des jeunes de l'association :

Pouch : Petite puce qui a perdu ses parents et élevée par ses grands-parents. Il y a 2 mois, son père aurait été retrouvé et n'était finalement pas décédé comme on le pensait. Elle demande beaucoup d'attention et n'est jamais très loin.
Em : Adolescent de 16 ans, il est très réservé, et semble assez agile de ses mains. Mais également assez sensible. Nous lui avons demandé de se calmer pendant le cours, car il était trop agité, il s'est renfermé sur lui-même, et ne nous a plus adressé la parole de tout le restant de la semaine.
Nee : Petit gars très actif et vrai diablotin. Le canaliser risque d'être difficile... Finalement pas tant que ça. Dès que nous lui proposons des jeux qui lui permettent de se dépenser, il est toujours de la partie.
Maï-Maï : La gentillesse même. Très timide, elle préfère rester en retrait et écouter sans rien dire. Ma première louloute (dixit Audrey, est-il possible de le préciser).
Khea : Voici ma deuxième louloute (idem). Très posée, comme Maï-Maï elle est la gentillesse même, mais semble plus sûre d'elle.
Sophear : Adolescent de 12 ans qui adore apprendre. Et en plus il le fait très vite ! Il souhaite devenir professeur. Intelligent et consciencieux comme il est, il y parviendra !
Rong : Adolescent de 16 ans, qui adore parler les langues étrangères, notamment l'anglais et le français. Curieux dans l'âme et connaissant l'Histoire de son pays sur le bout des doigts, il est une vraie pipelette. Il souhaite devenir guide à Angkor ou professeur.
Samlhot : Adolescente de 16 ans, et meilleure amie de Rong, elle aime tout aussi apprendre que lui. Il lui arrive souvent de se mettre à rire aux éclats.
Borath : Ca y est, le trio est au complet... Ami de Rong et de Samlhot, il est aussi pipelette que le premier et aussi enjoué que la deuxième. Nous ne l'avons, malheureusement, connu que le dernier jour. Mais pour le peu que nous l'ayions vu, c'est un sacré personnage !

Et, ils sont 60 comme ça, tous très différents mais aussi très complices !!
Ils sont toujours en train de se cogner, de se poursuivre en jouant ou de se faire des câlins dans les hamacs. Comme qui dirait, des frères et sœurs quoi !!!

Dès notre première journée de cours de français, les enfants nous appelèrent « teacher ». Ca fait tout drôle de s'entendre appeler ainsi.... (Bastien : moi j'ai bien kiffé, tu pequx aussi m'appeler « Boss » petit). Pour eux c'est une marque de respect, qu'on pouvait remarquer dans leurs actes de tous les jours : ils nous saluaient tous les matins quand nous arrivions, et chaque fois qu'ils partaient à l'école, pour nous dire au-revoir. Pour cela, ils mettaient leurs 2 mains l'une contre l'autre, les rapprochaient de leur menton et nous enjouaient d'un chaleureux « Hello teacher !!! ». En cours, ils restaient debout tant qu'on ne leur disait pas de s'asseoir, et se levaient dès qu'on les interrogeait. Chez nous, on dirait presque des manières de la vieille école mais on ressent un vrai respect envers le professeur qui s'est peut-être égaré dans notre pays.

A l'heure du déjeuner, 11h30 (Eh oui c'est très tôt), chacun prend son assiette, son verre et sa cuillère, et part s'installer à sa table.
A partir du moment où ils commencent à manger, plus un bruit ! En fait si, quelques chuchottements timides et surtout le bruit des cuillères dans les assiettes !! Ce moment assez solennel est étonnant surtout quand on s'attend au gros bazar des cantines françaises. Certains terminent de manger en 10 minutes tandis que d'autres peuvent prendre une demi-heure.
Une fois qu'ils ont terminé leur repas, ils nettoient leurs assiette, verre et couverts et les mettent à sécher dans une sorte d'enclos qu'ils ont construit et réservé à la vaisselle.
L'après-midi, certains vont à l'école (ceux qui n'y sont pas allés le matin) entre 14h et 17h, les autres restent au centre. Soit ils se reposaient ou faisaient ce qu'ils souhaitaient, soit ils venaient en cours de français.

Cela nous donne l'occasion de faire un petit apparté concernant l'école cambodgienne. Pour commencer nous avons renoncé à comprendre le rythme scolaire et sa logique organisationelle. Ils ont généralement cours du lundi au samedi, certains le matin, d'autres l'après-midi. Le lendemain on inverse, ou pas. On peut aller à l'école, et si le professeur n'est pas là, on rentre. Les cours devaient normalement reprendre le lundi après une semaine de vacances pour le nouvel An khmer. Ils ont repris au compte goutte à partir du mardi. Apparemment le Bac cambodgien est organisé tous les ans un mois différent. En 2013 ce sera en août.
Le niveau d'étude n'est apparrement pas terrible. Khmer, maths, biologie, géographie... Une ou deux heures par semaine sont aussi consacrées au nettoyage des salles de classe et de l'école. Les classes de cours sont dans des bâtiments avec toit en tôle, d'où une chaleur insupportable l'après-midi !!
Bref l'école prépare à vivre au Cambodge et non à l'étranger. Espérons que le niveau s'élève afin d'offrir de meilleures perspectives aux futurs écoliers.

Nous faisions quant à nous cours pendant une heure le matin, consacrée aux petits, et deux autres heures l'après-midi : une pour les petits qui étaient à l'école le matin, et l'heure qui suivait pour les plus grands.
Voici comment nous travaillions avec eux, professionnels que nous sommes :
Avec les petits nous débutions la leçon par une chanson en français, nous continuions par l'apprentissage des nombres de 1 à 100 (un peu tous les jours) puis par du vocabulaire en jouant au pictionnary - chacun passait au tableau pour dessiner ce qu'il voulait, et nous leur traduisions - et nous terminions le cours par une dernière chanson. Nous leur avons appris la chanson de La Famille Tortue (pour les spécialistes car moi, Bastien, jamais entendu parlé), et Frère Jacques, qu'ils connaissaient déjà, mais en canon s'il vous plaît.
Travailler avec eux était un pur moment de plaisir. Quelle énergie, et que de sourires et de rires qui irradiaient la salle de classe et nos journées !!
Pour les grands, nos cours s'organisaient différemment. Comme ils maîtrisaient déjà un peu plus le français, pour certains même très bien, à leur demande, nous leur apprenions du vocabulaire. C'est ce dont ils avaient le plus besoin. En une semaine nous ne pouvions pas aborder des points grammaticaux, qui pouvaient être assez difficiles à comprendre pour eux.
Autant chez les petits que chez les grands, nous nous sommes rendus compte qu'ils enregistraient très rapidement les informations qu'on leur apprenait et qu'ils étaient très volontaires.

Après le repas aux heures les plus chaudes, place aux activités de détente avec le moins d'activité physique possible : sieste, lecture (une bonne BD Lucky Luke dans un hamac en pleine cambrousse cambodgienne, y a que ça de vrai!!) mais aussi discussions, échanges et musique !!
La musique est la passion de Papa Thy. C'est pourquoi, il encourage tous ses enfants à pratiquer d'un instrument de musique traditionnel : xylophone et tambourin essentiellement. Parmi tous les enfants, 1 ou 2 sortent du lot. Thy a réussi à faire partir la plus âgée à l'école d'art traditionnel de Phnom Penh, pour qu'elle se perfectionne : elle souhaite devenir professeur de musique. La plus jeune n'a pas encore eu cette chance, car le siège français la trouve trop jeune. La Présidente tente d'expliquer à Thy qu'elle a encore beaucoup à apprendre avant de se lancer dans des études de musique, d'autant plus qu'elle pourrait se tourner vers un autre domaine qui lui conviendra peut-être mieux. Thy ne comprend pas trop, ou ne l'accepte pas, je ne sais pas. En tout cas, petit choc des cultures qui ne doit certainement pas être le seul. Toujours est-il que c'était top de les écouter jouer et chanter à tue-tête tous ensemble tous ces morceaux cambodgiens !!

L'après-midi après les cours, une fois que la grosse chaleur s'était dissipée (on transpirait à grosses gouttes rien que d'être debout dans la classe), nous faisions des jeux collectifs surtout avec les petits. Nous voulions leur apprendre plusieurs jeux, mais celui dont ils raffolaient était la balle aux prisonniers.
Ils nous ont tués, nous étions sur les rotules tous les soirs en rentrant !! Mais qu'est-ce nous avons rit tous ensemble !!

Quand ils faisaient leurs corvées, souvent ils nous demandaient de les aider. Une fois ça s'est terminé en jeu. Un jeu que nous intitulerons : « La Havaianas de teacher Bastien ».
Les filles avaient décidé de piquer les Havaianas de Bastien (mes précieuses tongs, les pestes !). Comme elles n'y parvenaient pas toutes seules (elles m'ont pourtant submergé sous le nombre, comme je suis fort), elles sont venues me chercher (Audrey, une autre gentille peste). Quand j'ai compris ce qu'elles voulaient, je leur ai donner LE truc pour parvenir à leur fin : les chatouilles au teacher Bastien. Ca n'a pas loupé, en 2 minutes c'était plié (c'est très bas). Bastien s'est mis à leur courir après, mais elles se faufilaient partout. Dur dur pour le pauvre teacher pieds nus dans le sable !!
Enfin, il parvient à récupérer l'une de ses flip-flop, mais l'autre était toujours quelque-part dans la nature. Les filles se la passaient des unes aux autres à chaque pas que Bastien faisait vers celle qui l'avait en main. Voyant toute cette excitation, les garçons vinrent en renfort pour aider leur teacher, et là, la chance n'a pas tardé à changer de camp ; en 5 minutes teacher Bastien avait récupéré sa deuxième flip-flop (on voit sur qui on peut compter dans la vie hein !!!!!! Les bonhommes il y a que ça de vrai les copains ahahhaah). Fin de la partie ! On peut dire qu'on s'est sacrément bien marré quand même :-D

Notre dernière journée fût plus tranquille, mais tellement émouvante. Journée « Last Day , No Lesson ». Nous n'avons fait que jouer : pictionnary et jeux de plein air. Dans l'après-midi, nous avons visité leur école, avec Chanta. Sur le chemin, nous avons rencontré Rong, Samloth et Borath, qui nous suivirent pendant toute la visite. En rentrant au village, nous avons décidé de rester jusqu'à ce que les petits aient terminé leur après-midi d'école. Nous voulions dire au-revoir à tout le monde sans exception....
Nous avions apporté un t-shirt pour qu'ils puissent y inscrire leur noms.... Je dois dire que ça a eu du succès. Il est taggué de partout !!
Mais voici LE moment le plus intense : ils étaient tous présents. Les filles se jetaient les une après les autres dans nos bras pour nous faire de gros câlins, et ne nous lâchaient plus. Certaines voulaient encore jouer avec nous en les faisant tournoyer comme des avions. 3 d'entres elles nous ont offert des bracelets qu'elles avaient fait spécialement pour nous. Et autant les garçons que les filles nous ont remis des lettres, des plus touchantes, en anglais pour nous remercier pour cette semaine passée à leur côté.
Nous avons eu beaucoup de mal à nous diriger vers la sortie, mais une fois arrivés là-bas, ils se mirent en lignes, les plus petits devant et les plus grands derrière, et nous ont offert un medley de chansons : La Famille Tortue, Pagailler Pagailler et pour finir Frère Jacques.

Comment ne pas pleurer !! Qu'il était difficile de les quitter !! Dans notre tuk-tuk nous ramenant vers Siem Reap, nous leur criions « NOUS VOUS AIMONS !!! ». Grosses émotions pour grosse expérience. Une belle leçon de vie, d'humilité et de solidarité. Ca ne m'étonnerait pas qu'on devienne parrain/marraine un de ces jours tiens... Mince alors on va être obligé d'aller rendre visite à notre filleul(e) !!

La dernière soirée à Siem Reap fût entâchée d'un groooos orage ! Nous n'avons même pas pu nous faire masser une dernière fois avant de partir, quelle honte !!!

Notre départ, tôt le samedi matin, résume assez bien ces trois premiers mois de voyage en Asie du Sud-Est. Nous nous renseignons environ 3 fois la veille sur la possibilité de prendre le petit-déjeuner tôt le matin (6h) à notre guest-house afin d'être dans les temps pour notre vol. Trois réponses positives et un repos bien mérité plus tard, c'est avec difficulté que nous émergeons, mais aussi avec joie et impatience de débuter cette journée du bon pied. Notre réceptionniste endormi et héberlué nous assène avec hésitation de prendre place et de patienter 5 minutes. A peine le temps d'attraper la chaise que nous voyons, un mec sorti de nulle part, partir on ne sait où en trombe sur son scooter... Tiens c'est bizarre... 20 minutes plus tard, le voilà de retour avec le pain... Oui mais voilà on doit y aller nous !!! Nous emporterons donc notre baguette sans beurre, sans confiure, sans café, sans thé que nous mangerons dans le tuk-tuk...
Ils ont encore tellement de progrès à faire en terme d'organisation et de communication... Mais c'est également ce qui donne tellement de charme à cette partie du globe !!!

C'est donc avec un gros pincement au cœur que nous quittons ce merveilleux pays où nous reviendrons dès que possible. Et puis nous sommes tout de même assez excités de repartir à l'aventure !!

We're back on roads guys !!!!




Photos en vrac :

Village des Enfants de la Rizière et ses alentours :


Sur la route qui nous mène au village

Le butin de mangues bien juteuses !
(Certaines offertes aux voisins, les autres gardées pour le village)
L'entrée du village
Dortoir récent des filles
Intérieur du vieux dortoir des filles :
Lits sur lesquels les enfants dorment
Dans le village

Salle de musique et QG de papa Thy
La salle à manger
La cuisine
La cuisine extérieur
Le coin vaisselle
Le coin séchage de la vaisselle
La bibliothèque : extérieur
La bibliothèque
Ecole publique : Salle de cours

Un des établissement des grands
La cour de récréation - établissement des petits


Les enfants, Chanta et Thy dans le village :


Bastien, Pouch & Anne


Le petit voisin
Papa Thy en chemise blanche, au milieu de la salle à manger
Sophear sonnant la cloche pour annoncer le début du cours

Pause musique
Em et son teacher
Pause musique
Départ pour l"école
Les au-revoir des filles
Miss Kim Lourn
Les petites chipies
Et voici les autres !
Chanta, adjoint de Thy et professeur à l'école

Miss Maï-Maï
De dos : Khea à gauche et Teang à droite
De face : Horn à gauche et Pouch à droite
Nos furies en compagnie de M. Tickle et d'Idefix nos mascottes.
A gauche : Boromey ; Au centre : Hong et Pouch derrière ; A droite : Sophear
Les grands : Rong (devant à gauche), Samloth (à côté de lui)
Notre presque grand : Sophear (devant à droite)
Les filles avec Kountrain, notre chauffeur de tuk-tuk de 18 ans
Boromey chauffeur improvisé de tuk-tuk, conduisant Nee et Bastien
Rong, Samloth, Chanta, Borath et Bastien


Nous, teachers d'une semaine :




Apprentissage de la chanson La Famille Tortue
De gauche à droite :
Maï-Maï, à côté de moi et peu visible Khea, Hong ; de dos : Teang et Pouch
Sophear recopiant ses cours et ses teachers


Notre dernier jour :


Le succès du t-shirt : Same Same but different
Soly et Pouch

Avec les grands
Le "YO !" de Nee (devant), Boromey et teacher Bastien


Soly

Derrière : Maï-Maï et Khea
L'un des rares sourires de Maï-Maï immortalisé

La choral des au-revoir
ON VOUS AIME !!!
Dur dur de monter dans le tuk-tuk !!


Un dernier message de notre chipie de Kim Lourn


5 commentaires:

  1. quelle belle expérience. J'ai l'impression qu'une vocation est née. Bravo à tous les deux

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  2. ouh la la .. séquence émotion ... on se croirait dans un film romantique .. oui .. j'ai versé quelques larmes ce matin tellement vous nous transmettez vos émotions et tout ce que vous avez vécu dans cette expérience unique .. gros bisou de Port Marly

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  3. Superbe expérience!! C'est génial d'avoir fait ça!! J'avais la petite larme à l'oeil en vous lisant... Gros bisous à vous deux . Claire!! Benj et Noah se joignent à moi pour vous faire d'énorme bisous

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  4. Ca m'fait plaisir pour vous tout ce que vous vivez c'est génial! Au passage merci j'ai bien reçu vos cartes top !! (j'ai retrouvé du taf pour info)
    La bise et continuez bien !

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  5. Merci pour ce "bain d'Asie" comme si nous y étions. Des manières de vivre et de penser bien différentes des occidentales, mais propres à nous "remettre les oreilles droites", et je crains que notre monde occidental en ait bien besoin.
    Quelle riche expérience aussi que cette improvisation dans le rôle de professeurs.
    Audrey, quel chemin parcouru entre la Thaïlande en son temps et ce périple. Vraiment Bravo !
    et tant pis si la tenue de ce blog vous prend un temps fou !
    Monique

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